Comment je suis devenue officiante de cérémonie laïque

Quand mes amis me soufflent mon futur métier

© Laurent André

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma copine Clé, c’est donc un bon jour pour la célébrer et lui dire merci. Un immense merci car c’est grâce à elle que je suis devenue officiante !

Histoire d’une rencontre

Clémence et moi, on s’est rencontrées en 2009 lors de mon stage en éditorial web au BHV, un grand magasin parisien. C’était mes premières années à Paris, on faisait partie d’une fine équipe formidable et on a vécu 1000 choses ensemble : du boulot, des apéros, des concerts, des voyages, des soirées endiablées. Cette très bonne copine est peu à peu devenue une amie chère.

Fin 2014, Clémence et son amoureux Adrien m’ont invitée à dîner. Ils avaient un truc à me demander mais n’osaient pas, c’était à la fois rigolo et bizarre 🙂 Enfin, ils se sont lancés : ils allaient se marier et souhaitaient que je joue les officiantes d’un jour avec Max, un autre de leurs amis, pour leur cérémonie. Évidemment, j’ai dit oui !

La naissance d’une vocation

A l’époque, je ne connaissais absolument rien au monde du mariage. J’avais même quelques a priori : pour moi c’était un milieu sûrement cucul et un peu tradi. Bon, première bonne nouvelle, j’avais tort !

Je ne connaissais rien non plus aux cérémonies laïques. Je me lançais donc dans l’inconnu et la découverte avec cette mission et ce fût exaltant ! En créant la cérémonie de mes amis, je me suis rendu compte que j’aimais tout : les rendez-vous pour réfléchir, imaginer et dessiner ce moment, les échanges avec leurs proches pour les guider sur leurs discours, l’écriture aussi ! Chaque étape m’apportait son lot de joie et d’enthousiasme.

L’idée a, alors, commencé à germer. Cela faisait quelques mois que j’avais envie de me lancer à mon compte mais sans trouver la bonne idée. Et si elle était là ? Si au-delà de Clémence et Adrien, je mariais aussi des inconnus qui, folie, me paieraient pour ça ? C’était fou oui, mais cette pensée ne me quittait pas. Elle revenait me hanter.

© Laurent André

J’ai attendu le jour J avant d’en parler car je voulais être sûre que le « grand oral » se passerait aussi bien que la préparation. Et ce samedi d’avril 2015 a été une révélation : je voulais devenir officiante !

D’officiante d’un jour à officiante de cérémonie laïque

Grâce à un alignement des planètes des plus parfaits, j’ai pu quitter mon travail de chef de projet et me concentrer sur ma nouvelle vie. J’ai quitté les Galeries Lafayette en novembre 2015, une semaine après mes 30 ans et 6 mois plus tard, je créais Pour une cérémonie. Depuis j’ai la chance de faire un métier qui me donne envie de me lever chaque matin et qui me plait tellement que la plupart du temps, je n’ai pas la sensation de travailler. Alors merci Clémence et Adrien ! 1000 merci, 100 000 merci !

© Samantha Pastoor

Vous avez vu avant moi comment je pouvais lier la philo, l’écriture, le rire, le théâtre et mon amour des humains en une seule mission : celle de créer des cérémonies uniques qui relient les gens et parlent d’amour au sens large. Sans le savoir vous m’avez soufflé l’idée de ce métier merveilleux, je ne vous en serai jamais assez reconnaissante. Et comme on est le 31 mai : bon anniversaire ma Clé ! Merci pour tout et pour la personne merveilleuse que tu es !

comment je suis devenue officiante

Les points communs de mes mariés

Mes vrais clients idéaux !

© Samantha Pastoor

Quand on est à son compte, on reçoit nombre de conseils business, dont le fameux : « Trouve tes clients idéaux » : ces personnes qui achèteront à coup sûr la prestation.

Pour définir ce « type », on utilise, entre autres, les catégories socio-professionnelles, les classes d’âge et autres zonages géographiques. Honnêtement, au début, j’ai annoncé que mes clients idéaux étaient des CSP+, travaillant dans la communication ou le droit, vivant en ville et ayant entre 29 et 34 ans. Oui j’aime être précise dans mes projections 😉 Bon, ça arrive, mais il y a souvent des exceptions à cette règle et ça tombe bien car j’adore les exceptions. Et en plus, ces critères ne signifient pas tant pour moi.

Depuis, j’ai changé mon angle d’approche, et j’ai pris conscience qu’à défaut de catégories sociologiques, je croise quasi systématiquement trois points communs chez les couples que j’accompagne. Et pour moi, cela a beaucoup plus de sens !

Des couples très entourés et bien entourés

Quand on commence à parler de leurs amis et de leurs familles, la liste des prénoms s’enflamme ! Moi qui ai du mal à les retenir, je suis obligée de m’accrocher à mon stylo et à mon cahier 😉

Il y a les bandes de potes à 2 ou à 15, les amitiés individuelles, cette tante qui compte, cette ancienne voisine qui en sait tant, ces frères et sœurs qui ont grandi avec eux. Chaque relation est singulière, chaque relation compte et j’aime aller explorer leur pourquoi et leur comment.

Quand je contacte les proches, je prends souvent d’énormes shoots d’amour. Ceux-ci me révèlent le caractère précieux et réciproque des liens partagés entre les mariés et leur entourage. À chaque fois, ça m’émeut et ça me réjouit !

Des couples curieux et soucieux de donner du sens à leurs actions

Même si mes collègues me considèrent comme la littéraire, voire l’intello du clan, tous mes couples ne sont pas des universitaires germanopratins. Et tant mieux ! Néanmoins, ils ont en commun cette envie de comprendre, de donner du sens et de le partager. Tout ce qu’on intègre dans la cérémonie a sa place et sa valeur, on ne fait pas les choses parce qu’il faut les faire mais bien parce qu’on ne pourrait pas ne pas les faire.

Mes clients sont aussi curieux, heureux d’apprendre de nouvelles choses, que ce soit la recette des gnocchis maisons ou la théorie des androgynes chez Platon. J’adore ça car j’apprends, moi aussi, beaucoup de choses ainsi.

Des couples généreux et épicuriens

Ça se sent dès le premier rendez-vous où je suis souvent reçue comme une princesse ! Et ça se confirme quand ils m’expliquent leurs envies pour la journée de mariage. Ils aiment recevoir et s’enthousiasment de faire plaisir. Alors leur mariage est l’occasion de rassembler leurs proches, de les choyer en leur offrant une belle journée et des agapes de qualité : « des bons plats et des bons vins », c’est souvent le credo ! Évidemment, ça me parle 😉

C’est aussi pour cela que la cérémonie laïque est importante. Bien sûr, à travers elle, on célèbre l’amour entre deux personnes qui décident de s’engager ensemble. Mais on célère aussi tous ces liens, ce sens du partage et cette envie de donner sa place à chacun. Et clairement, j’adore cet esprit ! Pas vous ?!

Les trois meilleures décisions de ma vie

Il est toujours l’heure de célébrer ses fiertés !

© Sabine Greppo

Avec une de mes clientes, on discutait dernièrement de l’importance de reconnaitre et de célébrer les choses qui nous mettent en joie. Cet échange m’a donné envie de revenir sur trois grandes et géniales décisions dans ma vie !

Choisir la philo pour mes études supérieures

J’ai longuement hésité entre les lettres, l’histoire et la philo et je n’imaginais pas à quel point mon choix allait influer autant sur ma vie et la manière dont je la mène. Cette culture philosophique me porte et constitue une base solide où ancrer mes réflexions et mes idées, des plus intellos aux plus quotidiennes.

C’est devenu une part indissociable de moi, je cherche toujours le pas de côté qui me permet de réinterroger les évidences, je pose et je me pose mille questions, rien n’est jamais figé. C’est parfois inconfortable mais souvent passionnant et, chaque jour, je me félicite d’avoir osé y aller !

© Rey Seven

Devenir officiante de cérémonie laïque

C’était une folie et c’était la plus belle des folies ! J’ai quitté mon super boulot dans un bureau pour créer des cérémonies de mariage :-). À l’époque, ce format était encore confidentiel, mais j’étais sûre qu’il prendrait de l’ampleur. Je savais que cela correspondait à un vrai mouvement de fond dans la société : être plus en accord avec soi-même et ses convictions, allier sincérité et originalité ; je sentais aussi que c’était un milieu, un esprit dans lequel je pourrais déployer mes ailes.

Six ans après, je suis convaincue d’avoir eu raison ! Même après deux ans de covid, je sais que je suis au bon endroit. Là où mes planètes s’alignent. Et, je crée bien plus que des cérémonies avec les couples que j’accompagne : ces parenthèses-là deviennent des souvenirs incroyables.

© Samantha Pastoor

M’installer en Bourgogne et monter un projet immobilier

À 33 ans, j’ai quitté Paris et je me suis jetée dans l’inconnu à travers un projet monstrueux pour mes petites épaules : créer trois logements et une maisonnette des invités dans une maison abandonnée depuis des décennies. Les banques étaient plus que frileuses (vive le statut d’entrepreneuse – célibataire en plus !), mais une a été plus joueuse que les autres. J’ai tremblé en 2019, tangué en 2020 mais 2021 a vu le projet aboutir et ça fonctionne !!

Je suis extrêmement fière de cet accomplissement et surtout très heureuse de ma nouvelle vie ! Car au-delà du gros projet travaux, c’était un projet global : vivre à la campagne, me rapprocher de ma famille, recevoir du monde à la maison régulièrement, moi qui adore jouer les hôtesses, et ralentir le rythme aussi. Bon sur ce point, c’est raté mais je crois que j’aime ma vie quand elle est très en mouvement !

© Emilie Goulier

Et maintenant ?

Il y a les décisions qui changent une vie, celles qui changent une année, on ne sait jamais quel impact elles auront au moment où on les prend. La prochaine grande décision est encore à venir, à imaginer et à tester. J’ai hâte !

Et vous, quelles sont les grandes (ou petites) décisions qui rendent votre vie plus belle, plus folle, plus joyeuse ?

A nous 2022 !!

Ma déclaration d’intention à cette nouvelle année 🙂

© Samatha Pastoor

Le choix de l’optimisme

Oui, je fais partie des optimistes ! Quand ça tangue, quand c’est houleux, je suis convaincue que le calme et la joie reviendront. Peut-être parce que j’ai déjà traversé quelques tempêtes et qu’à chaque fois, j’ai appris, grandi puis savouré le nouvel équilibre qui s’instaurait. Alors, cette année 2022, je l’aborde avec enthousiasme et l’envie irrépressible de célébrer des cérémonies de mariage !

Oui j’ai très envie et j’y crois ! En 2021, j’étais moins confiante, échaudée par les nombreux reports, j’avais considérablement restreint le nombre de mes cérémonies. J’ai cependant vécu intensément chaque mariage et pris le temps, aussi, d’affiner mes envies et mes valeurs pour confirmer la manière dont j’appréhende mon métier.

Plus que des cérémonies

Ce que j’aime c’est penser, écrire, réfléchir mais aussi, et surtout, accompagner les autres dans cet exercice pour mieux affirmer qui ils et elles sont. Et je me réjouis sincèrement de travailler avec des couples intéressés par cette approche dans la préparation de leur cérémonie.

Ensemble, on ne crée pas seulement un joli moment, on va plus loin. On donne du sens, on explore les possibles pour révéler des valeurs essentielles, on dévoile des envies insoupçonnées, on ose ! On parle de vous deux et de votre amour bien sûr, de ce et ceux qui vous lient, mais aussi du quotidien, des joies, des épreuves, des choses banales qui ne le sont pas tant que ça, de la vie en somme ! Et c’est ça mon secret : avec vous, je célèbre la vie, votre vie !

Joli programme non ? Alors à nous 2022, à nous la vie ! On a de belles choses à créer ensemble !

PS : il reste quelques places dans mon planning cérémonies de 2022, n’hésitez pas à venir me parler de vos projets 🙂

Dix joies de 2020

Le choix du bilan joyeux

Citez-moi dix joies de votre année

Il y a un an, à l’aube de 2020, je clamais haut et fort que l’année à venir serait bonne, exceptionnelle même. Après un an à gérer, depuis Paris, les travaux de ma maison en Bourgogne tout en restant concentrée, disponible et créative pour les couples qui me confiaient leur cérémonie, je rêvais d’une bonne année. J’avais donc décidé que ce serait une année sereine, pleine d’accomplissements pour couronner les efforts passés.

Et 2020 a été 2020. Je ne reviendrai pas sur le contexte, je pense que vous le situez !

Exercice de pensée sur l’année écoulée

C’est vrai que l’année a été compliquée, bouleversée et bouleversante. Personnellement, j’ai eu la chance d’éviter la maladie et de voir mes proches y échapper ou s’en sortir. C’est déjà formidable en soi.

Par contre, mon entreprise a pris de plein fouet les interdictions de rassemblement. Nombre de mes cérémonies ont été décalées à 2021. C’est inquiétant, stressant, cela pose énormément de questions pour la suite et, très honnêtement, je n’ai pas ou peu de réponses à ce jour. Mais est-ce pour autant une année à oublier, une mauvaise année ? Est-ce qu’on ne peut pas trouver aussi du positif, des étincelles pour éclairer le tunnel de 2020 ?

Voilà l’exercice auquel je me suis essayée il y a une semaine. Moi l’optimiste, je traversais une phase de cafard intense (oui oui ça m’arrive aussi !) et j’ai croisé sur instagram une collègue wedding planner qui invitait ses abonné.e.s à lister dix choses positives dans leurs vies en 2020. J’ai commencé à noter et je vous assure que ça fait un bien fou. Cela recentre sur le bon, le joyeux et le beau, Un vrai cercle vertueux ! Alors j’ai eu envie de partager mes réponses avec vous et, surtout, de vous inviter à l’exercice. Je me lance :

Ma liste de dix joies en 2020
© Carole J. Photographie

Mes dix joies en 2020 :

J’ai emménagé dans ma super maison en Bourgogne ! C’est un vrai chez moi qui m’appartient et que je dessine à mon image. Un chez-moi dont la porte est toujours ouverte et qui accueillera bientôt, dans la maisonnette des invités, les couples souhaitant s’offrir une parenthèse bourguignonne lors de la préparation de leur cérémonie !

J’ai redécouvert les grands week-ends d’été avec les ami.e.s. En fait, c’est chouette d’être en congés en même temps que tout le monde ! Comme je viens de m’installer, j’ai beaucoup joué les hôtesses et on a arpenté mes environs. On a en a pris plein les mirettes et les papilles !

J’ai célébré mon premier baptême et j’ai adoré ! On a réussi à créer un vrai moment de communion, très créatif où les enfants, et pas seulement le jeune baptisé, ont eu leur part. Un d’eux a même dit ensuite qu’il aimerait avoir un baptême comme ça, j’adore !

J’ai certes eu huit reports de cérémonie mais cette année j’ai donné corps et vie à quatre cérémonies. Chacune m’a rappelé à quel point j’aime mon métier, à quel point je suis faite pour ça ! Je me nourris de ce bonheur créatif, humain et plein d’émotion pour aborder la saison 2021 !

J’ai eu du temps pour moi, du vrai, du bon. Parole d’entrepreneuse, on a rarement l’occasion de cet espace-temps dédié à soi, et ça aussi, ça nourrit !

J’ai redécouvert le plaisir de coacher des pros ! Coucou La semeuse de bonheur que j’ai accompagnée pour une réflexion globale sur son business. On a exploré ses envies et ses forces pour mieux définir sa patte en tant qu’officiante. Cela nous a permis de briser certains plafonds, d’écarter quelques croyances et de structurer sa démarche. Je suis extrêmement fière d’elle !

 On a développé un super groupe de copines officiantes, un vrai groupe où on rigole autant qu’on se console et qu’on se conseille. Alors, ça ne m’aide pas vraiment à passer moins de temps sur mon téléphone, mais ce quatuor-là mérite les fourmis dans les doigts à pianoter des dizaines de messages 😉

 J’ai rencontré des personnes formidables dans ma nouvelle vie bourguignonne. Moi qui avait peur de me sentir seule dans une petite ville après dix ans de rythme parisien. Eh bien pas du tout ! J’ai été vite adoptée et je sens que 2021 va s’enrichir de belles amitiés !  

Et en parlant d’amitié, le confinement puis le déménagement m’ont confirmé que la distance physique n’est pas un problème. On se téléphone, on s’écrit, on se confie, on se rend visite et c’est le lien qui compte, qu’importent les kilomètres.

J’avais quitté la maison familiale à 13 ans pour l’internat, je l’ai retrouvée à quasi 35 pour le confinement. Cela faisait bien longtemps que je n’y avais pas passé deux mois complets ! Alors, cette année, j’ai profité pleinement de ma famille. J’ai pu jouer les arpètes boulangères avec mon frère, retrouver une forme de quotidienneté avec ma mère, marcher pendant des heures dans les champs et me repaître de mes neveux adorés. Ça aussi, ça vaut son pesant d’or.

Seulement dix joies ?

Maintenant que je suis lancée, je pourrais continuer et lister 20, 30 bonheurs de 2020. Il y a les soirées improbables, les câlins véritables, les fous rires au téléphone. Mais aussi le sentiment du travail accompli à chaque fois que je terminais de nettoyer des tomettes, d’installer un nouveau rang d’étagères ou de peindre des fenêtres dans ma maison. Il y a eu tous les « merci » aux yeux embués de mes clients. Les « on veut que ce soit toi pour notre mariage » des futurs. Et les sourires des invité.e.s.

Alors clairement même s’il y a eu tout le reste, même si on a été soufflés par cette pandémie, je persiste et je peux affirmer que, malgré les malgré, 2020 fut une bonne année !

Et vous, si vous deviez lister dix joies de 2020, vous citeriez quoi ?

Préparer votre cérémonie laïque : on part de vous

Votre cérémonie sera unique

© Priscilla du Preez

Si vous lisez régulièrement le blog, vous avez sûrement lu cette phrase plusieurs fois « on part de vous ». Je la répète comme l’évidence qu’elle est pour moi et pour les mariés avec lesquels je travaille. Mais je me rends compte que je n’ai pas encore pris le temps de vous expliquer mon mantra plus en détail.

D’ici quelques lignes, cet oubli sera résolu !

On part de vous car on crée une cérémonie qui vous ressemble

C’est la base selon moi. Je n’imagine pas créer une cérémonie laïque qui ne soit pas sur mesure. Je ne saurais pas quoi y mettre ou comment l’organiser car ma matière première, au-delà des mots, c’est le couple que j’ai en face de moi.

Votre cérémonie sera comme vous. Elle s’inspirera du champ lexical de vos existences, elle intégrera vos passions et révélera votre histoire d’amour telle que vous la vivez. Elle semblera cousue sur le fil de vos vies car ce sont elles qui l’auront inspirée. Votre couple et votre décision de vous marier se nourrissent des personnes que vous êtes et de celles qui vous entourent, des valeurs, de l’humour, des références qui sont les vôtres. Alors forcément elle vous ressemble et ne ressemble qu’à vous.

© Rawpixel

On part de vous car ce sont vos envies qu’on écoute

Pour préparer votre cérémonie, je vous interroge souvent sur vos idées et vos envies. Je m’attache aussi à une ellipse, une phrase non terminée, un lapsus pour repérer les choses dont vous rêvez mais que vous n’osez pas formuler. Par pudeur ou de peur de blesser quelqu’un.

Parfois aussi, vous privilégiez les envies des autres au détriment des vôtres. Je vous assure, cela arrive souvent et je comprends, je fais moi-même partie des personnes qui oublient régulièrement de se mettre au premier rang. Mais ça s’apprend ! Et en osant donner corps à vos envies, vous avez toutes les chances de fabriquer vos plus beaux souvenirs.

Je vous donne juste un exemple à travers un retour d’expérience de ma saison 2019.

Un duo d’amis, intervenant dans une de mes cérémonies, a avoué aux mariés qu’ils étaient très fiers d’avoir joué le jeu du discours sur demande des mariés. Ils n’auraient peut-être pas osé prendre la parole si les mariés ne leur avaient pas demandé, et ils étaient d’autant plus heureux d’avoir pu partager un moment unique avec leurs deux amis.

Le simple fait de demander un discours à des proches est une manière de leur dire « je tiens tant à toi que j’aimerais que tu participes à ma cérémonie de mariage ». Eh oui, écouter et partager ses envies c’est aussi de la générosité !

© Onzième Avenue

On part de vous car c’est la meilleure base pour la créativité

J’adore mêler les talents dans mes cérémonies. Les vôtres, ceux de vos proches, du groupe de musique que vous avez embauché et les miens. Et quand on part de vous, tout à coup un champ des possibles immense apparaît.

© Tristan Perrier

On peut créer ensemble un rituel de toutes pièces. Vos amis instrumentistes peuvent m’accompagner pour créer un jingle récurrent qui devienne chanson surprise au fil de la célébration. Et pourquoi ne pas laisser sa place au théâtre ou à la danse. Mes seules limites c’est la cohérence de la cérémonie et l’attention à ce qu’elle ne tourne pas au sketch ou au spectacle. Forte de ça et de mon fil rouge, je ne vous interdis rien à vous les marié.e.s !

C’est souvent à partir d’un « et si … » et des « tu crois qu’on peut oser ça » qu’on imagine les moments d’anthologie, alors continuons à explorer les possibles ensemble !

Le choix de parler d’autre chose

Tourner la tête et les yeux vers le beau

Regarder vers le beau
© Chase Clark

Aujourd’hui, on est le 31 mars. Ça fait 15 jours que nous sommes officiellement confinés, interdits de sortie – sauf pour aller soigner les malades et assurer les besoins élémentaires des gens. Merci et bravo toutes ces personnes, vraiment !

Assigné.e.s à résidence

Moi, je fais partie des confinés. Ceci dit, le rythme de télétravail désormais imposé m’est plutôt familier : mon bureau est déjà dans ma chambre depuis un peu plus de quatre ans . Oui, je fais partie des personnes qui ont fait le choix de travailler chez elles et y trouvent leur bonheur.

Mais là c’est différent. Là ce n’est pas un choix individuel, c’est un choix collectif. Et nous vivons une période proprement incroyable. Je ne vous apprends rien.

Tout le monde parle de ce coronavirus, renommé Covid 19 ; je fais le choix de ne pas en parler. Je ne saurais pas quoi en dire, je ne suis absolument pas compétente en la matière et je ne le serai jamais. Je vais plutôt me concentrer sur mes mariés et sur mes cérémonies. Sur l’après, même si la date est encore incertaine.

Se concentrer sur la suite et sur le beau

Je fais ce choix aussi parce je trouve ce climat monomaniaque complètement anxiogène. L’autre soir, je regardais un polar bien glauque et à la fin je me suis juste dit que ça m’avait fait du bien ! Cherchez l’erreur ! Eh bien si, c’était chouette d’avoir pu concentrer mon attention sur autre chose que les infos et les messages répétant les gestes barrières. Messages importants au demeurant, je ne le nierai pas.

Alors j’ai décidé, à mon humble niveau, non pas de faire l’autruche qui se cache la vérité, mais de me tourner vers le beau, la lumière et les mille autres sujets qu’on peut aborder. C’est pourquoi, je conserve mon planning éditorial sur le blog et je continue de partager sur Facebook et Instagram des images ou des articles autour des cérémonies laïques. C’est pourquoi, tous les jours en story Instagram, je partage avec vous une lecture d’un texte autour de l’amour, de l’amitié, du désir, du bonheur. Pour ouvrir des parenthèses dans un quotidien bien altéré et parce que l’après viendra !

J’ai hâte que cette période bizarre soit derrière nous, hâte de faire des câlins et des rendez-vous en vrai. D’ici-là, portez-vous bien, prenez soin de vous et des vôtres !

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Hello 2020 !

Tu commences à peine et pourtant je sais que tu seras une belle année. Une année de folie où les petites graines plantées en 2019 vont fleurir et prendre de l’ampleur. Alors bienvenue jolie 2020 ! On a mille choses à découvrir ensemble, mille joies à partager, mille projets à mener. Et d’abord, ensemble, refermons doucement la porte de l’année passée.

© Carole J. Photographie

Chère 2019,

de toi je garderai de merveilleux souvenirs.

Commençons par ces dix mariages où la créativité a été le maître mot ! Il y a encore un an, je n’imaginais pas m’amuser avec un faux départ de cérémonie ou intégrer un jingle dansé entre des discours. Et pourtant…

Moi la fan de Beckett autant que de Joe Dassin, je n’aurais oser rêver d’une lecture d’En attendant Godot ou d’un échange d’alliances reprenant les couplets de A toi. Et pourtant… Pourtant c’était si beau. De cette poésie décalée que j’aime tant.

Cette année encore, j’ai rencontré des couples fantastiques et de nombreuses idées improbables se sont révélées les premières pierres de moments magiques. Merci 2019.

Avec toi, j’ai découvert de nouvelles pépites comme le pays basque et ce superbe domaine de Petiosse, pour un de mes mariages les plus décalés. J’ai enfin célébré un mariage au château du Vivier dans des ruines splendides ou profité du calme d’un étang en Bourgogne. C’est ça la vie d’officiante et c’est ça qui est merveilleux. On a le luxe de varier les décors et les héros.

Grâce à toi 2019, j’ai confirmé ce que je pressentais depuis quelques années : j’ai la chance absolue d’exercer un métier qui est fait pour moi. Un métier pluriel où Deleuze et Dalida se croisent parfois, où chaque rencontre avec un couple me touche de manière différente et où j’ai la sensation de toujours avancer et apprendre de nouvelles choses. C’est aussi un métier exigeant ; le sur mesure, l’écriture fine et la recherche de sens ne sont pas des options mais la base.  C’est parce qu’on s’appuie sur cette base non négociable qu’on s’amuse tellement ensuite. Alors merci à vous mes amoureux et amoureuses de 2019, merci de m’avoir fait confiance, merci d’avoir osé et de m’avoir accordé l’honneur de célébrer votre grand jour.

2019 tu m’as aussi permis d’identifier, de poser et de respecter mes limites. Tu n’as pas été facile tous les jours et je sais que tu as été une année de transition sur de nombreux points.

© Evie S.

Alors à nous 2020 !

A nous deux et à nous toutes et tous d’ailleurs ! A nous les rencontres, les conversations passionnées, les nouvelles graines à semer et les rêves qui deviennent réalité. En 2020, je fêterai ma 50e cérémonie de mariage mais aussi ma première cérémonie de parrainage-marrainage et mon deuxième renouvellement de vœux. Je trépigne déjà !

Et je ne vous parle même pas des neuf mariages qui s’annoncent et de ceux qui vont encore arriver. 2020 tu vas être dense, joyeuse et remplie de possibles ! Tu seras une année de cérémonies plus que jamais et une année d’écriture. Tu seras une année de coaching car je lance une offre d’accompagnement pour les pros de la cérémonie. Tu seras aussi ma première année bourguignonne, celle où après dix ans à Paris, je vais installer mes pénates dans une cité médiévale au charme fou. J’ai hâte 2020, tellement hâte !

J’espère que vous aussi 2020 vous enthousiasme et je vous souhaite une année folle, une année riche, une année heureuse, une année de réalisation de vos projets les plus ambitieux et de ces petites victoires qui nous font avancer chaque jour. Amusez-vous surtout, et soyez heureux car comme disait le grand Jacques « le bonheur est notre destin véritable ».

Pourquoi j’adore le troisième rendez-vous cérémonie

Quand la magie s’enclenche !

troisième rendez-vous
© Tyler Nix

Pour préparer une cérémonie d’engagement, je prévois environ trois à quatre rendez-vous avec mes marié.e.s. Ce sont des moments privilégiés où l’on apprend à se connaître et où l’on creuse les sujets et les envies. Vous le savez, j’aime beaucoup les premiers rendez-vous cérémonie, mais chaque étape a une saveur particulière ! Celle du troisième rendez-vous tient à une forme de magie. Je vous en dis plus !

La sensation de retrouver des amis

Au premier rendez-vous, je dois faire mes preuves : on se découvre et j’espère que le couple rencontré aura envie de continuer avec moi. Lors du deuxième, on apprend à mieux se connaître et pour le troisième c’est la joie des retrouvailles. On se connaît, on a déjà eu le bonheur de bavarder lors des rendez-vous précédents. Et depuis, on s’est textoté, appelé et on s’est envoyé des mails. Bref, on a échangé !

Il n’y a alors plus de stress mais seulement du plaisir. Le plaisir de se raconter les derniers mois passés, les derniers projets, les dernières avancées sur le mariage. J’adore cette sensation d’être en bonne compagnie avec seulement l’envie de profiter du moment et d’avancer ensemble.

Chemin vers cérémonie unique
© Franck Torralba

La magie de la création à six mains

Pendant les rendez-vous, je choisis volontairement de ne pas dévoiler certaines choses aux mariés et de ne pas guider la conversation de manière trop rigide. Parce que je préfère laisser voguer l’imagination. Je ne veux pas qu’on s’enferme dans un carcan établi trop vite. Et aussi parce que j’aime bien garder des surprises !

Alors on discute, on passe d’un sujet à un autre, je fais évoluer mes questions lorsqu’on dévie ou si on fait un grand saut en avant. Et ce qui est formidable c’est que mes mariés me suivent dans ce cheminement. Ils me font confiance et ne s’inquiètent jamais de ce cadre mouvant.

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C’est aussi cela qui permet la magie du troisième rendez-vous. Les idées ont suivi leur voie et se structurent alors aisément. Toutes les bribes de conversations, les grandes valeurs, les chansons qu’on a évoquées, tous les souvenirs, les choix de rituel s’harmonisent et prennent la forme d’une cérémonie laïque unique. Le chemin que nous avons fait ensemble depuis quelques mois trouve ainsi son point d’arrivée. C’est magique et naturel. Et à ce moment-là, après des mois d’échange et de réflexion, les mariés n’imaginent plus leur cérémonie autrement. Elle est devenue la leur.

Quand la cérémonie devient votre cérémonie

Pendant les premiers rendez-vous, les couples sont en attente d’idées, de conseils. J’entends souvent la question « qu’est-ce qui se fait d’habitude » ? Je me fais, alors, un malin plaisir de recentrer le sujet vers des questions du type : « qu’est-ce qui vous ferait envie à vous ? », « est-ce que ce rituel, cette idée, cette valeur te parle, fait écho en toi, en vous ? ».

3e rendez-vous
© Jessica da Rosa

Pendant le troisième rendez-vous, je sens que mes conseils ont porté leurs fruits. Je sens des personnes convaincues de leur choix. Les mariés ont souvent beaucoup de choses à me présenter et me décrivent, avec leurs mots et leurs idées, leur cérémonie. Une cérémonie laïque qui leur ressemble et ne ressemble qu’à eux. Celle qu’ils ont construite peu à peu en pensée et en imagination.

Il n’est plus question d’habitude ou de tradition, ce qui compte c’est leur histoire et leurs envies qui désormais sont organisées dans un cadre plus précis. C’est à ce moment qu’ils me disent « on a hâte d’y être » pour découvrir cet instant imaginé dans sa réalité concrète.

Alors il n’y a plus qu’à. Plus qu’à donner vie à ces grandes lignes directrices. Une autre forme de magie, celle de l’écriture !

la magie du 3e rendez-vous
© freddy Castro

C’est peut-être pas très original pour un mariage ?

Du culte du mariage original : la (semi)dictature de la différence

mariage original ou pas
© Daiga Ellaby

Aujourd’hui, je voudrais prendre le temps d’un article pour creuser un peu cette question de mariage original, ou plutôt de la crainte qu’il ne le soit pas assez !

On en parle souvent en rendez-vous cérémonie. Normal me direz-vous étant donné que mes marié.e.s sont très créatif.ve.s et que je les pousse à libérer leur imagination. Mais la créativité n’est pas incompatible avec le fait d’être contemporain.e de son époque et donc sensible aux tendances de celle-ci.

comment créer un mariage original
© Autumn Goodman

La minute philo

Nous sommes des animaux parlants, c’est Aristote qui le dit. Nous sommes également des êtres sociaux, donc on interagit avec nos pairs dans un groupe social qu’on crée. Et on ne fait pas que le créer, on s’y inscrit également.

Chaque époque est une question de contexte : de lieu, de temps mais aussi d’habitudes, de tendances générales, et chacun se les approprie plus ou moins. Dans notre société française des années 2010/2020, il y a des tendances qui se marquent. Des tendances qu’on retrouve dans la mode, dans la déco, dans les parcours de vie, etc.

mariage original ou pas
Par exemple se marier en baskets !
© Sweet Ice Cream Photography

Les tendances dans le mariage

Ces tendances, ces marques de contemporanéité, on les trouve aussi dans le mariage, bien sûr. Si je vous montre une photo de mariage des années 80, vous saurez immédiatement repérer l’époque : ces brushings de Feux de l’amour, ces robes volumineuses, ces costumes très larges ! Et dans 30 ans, quand on verra un mariage de notre époque, on se dira : « Wahou c’est tellement 2020 ! ». Tant mieux ou tant pis et peu importe en fait !

Nous sommes contemporain.e.s de notre époque. Même si on développe sa créativité, même si on est tous différents, il y a des choses dans lesquelles une majorité de personnes se retrouvent. En ce moment ce sont des robes plutôt fluides, des décorations foisonnantes : champêtres, florales ou tropicales par exemple, ou alors carrément des esprits industriels et très épurés. Il y a aussi cette passion pour le vintage, que j’avoue adorer.

Quelque chose d’assez contemporain c’est aussi tout simplement le fait de choisir une cérémonie laïque pour célébrer un mariage original, différent. On vit dans une époque où l’on a envie de personnalisation. On veut créer des choses qui nous ressemblent et ne ressemblent qu’à nous. En ça on marque sa différence. Oui, comme beaucoup de personnes ! Mais c’est très bien.

Tous uniques, tous différents

Ce que je veux vous dire c’est qu’on porte en nous ce qui fait notre différence. Notre originalité, c’est notre personnalité, ce qui nous anime, ceux qui nous entourent. Cela n’empêche pas ces différences de s’illustrer dans des éléments qui, parfois, se ressemblent.

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© Elizeu Dias

Revenons donc à cette phrase que j’entends si souvent : « j’ai vu ce texte, ce rituel, cette déco, ce cadeau invité (rayez la mention inutile), j’adore ! Mais j’hésite car ce n’est peut-être pas très original ; non ? » Alors, déjà, souvent, si ! Parce que vous avez plein d’idées, que vous cherchez l’inspiration partout.

Des bouquets de fleurs séchées, par exemple, c’est une tendance qui s’affirme, mais ce n’est pas encore le plus commun. On peut donc considérer que c’est original. Faire chanter l’assemblée pendant la cérémonie pour créer une énergie collective, je l’ai déjà vu quelques fois, mais oui c’est original, et c’est génial en plus !

La force de l’universel

S’il y a des choses que l’on croise plus fréquemment, leur originalité, ou du moins leur caractère unique demeure. Je pense, par exemple, au rituel des rubans ou au Je vous souhaite de Jacques Brel. L’un comme l’autre ont déjà fait partie de quelques-unes de mes cérémonies. Est-ce à dire qu’à chaque fois, j’ai célébré la même cérémonie ? Bien sûr que non ! Est-ce à dire qu’à chaque fois, il y avait une résonance unique ? Bien sûr que oui ! C’est la force de Brel et de quelques autres : ils arrivent à transmettre des idées universelles que chacun.e s’approprie dans son individualité. Pourquoi se priver de ce plaisir ?

MARIAGE original
© Luan Cabral

Le rituel des rubans permet d’associer des valeurs (et souvent des personnes) qui comptent à l’union que l’on célèbre, et c’est très beau. En plus, on ne met pas toujours en lumière les mêmes valeurs, on n’orchestre pas le rituel de la même manière, on ne l’intègre pas forcément au même endroit dans la cérémonie. Donc ce n’est jamais la même chose.

Alors avant de vous demander si vos choix vont faire de votre grand jour un mariage original ou pas, demandez-vous d’abord si ça vous parle, pourquoi ça résonne en vous, à quelle partie de votre histoire cela vous fait penser. Ce sont ces questions-là qui sont les bonnes. Si ça vous fait envie, c’est que vous êtes dans la bonne direction !