Les points communs de mes mariés

Mes vrais clients idéaux !

© Samantha Pastoor

Quand on est à son compte, on reçoit nombre de conseils business, dont le fameux : « Trouve tes clients idéaux » : ces personnes qui achèteront à coup sûr la prestation.

Pour définir ce « type », on utilise, entre autres, les catégories socio-professionnelles, les classes d’âge et autres zonages géographiques. Honnêtement, au début, j’ai annoncé que mes clients idéaux étaient des CSP+, travaillant dans la communication ou le droit, vivant en ville et ayant entre 29 et 34 ans. Oui j’aime être précise dans mes projections 😉 Bon, ça arrive, mais il y a souvent des exceptions à cette règle et ça tombe bien car j’adore les exceptions. Et en plus, ces critères ne signifient pas tant pour moi.

Depuis, j’ai changé mon angle d’approche, et j’ai pris conscience qu’à défaut de catégories sociologiques, je croise quasi systématiquement trois points communs chez les couples que j’accompagne. Et pour moi, cela a beaucoup plus de sens !

Des couples très entourés et bien entourés

Quand on commence à parler de leurs amis et de leurs familles, la liste des prénoms s’enflamme ! Moi qui ai du mal à les retenir, je suis obligée de m’accrocher à mon stylo et à mon cahier 😉

Il y a les bandes de potes à 2 ou à 15, les amitiés individuelles, cette tante qui compte, cette ancienne voisine qui en sait tant, ces frères et sœurs qui ont grandi avec eux. Chaque relation est singulière, chaque relation compte et j’aime aller explorer leur pourquoi et leur comment.

Quand je contacte les proches, je prends souvent d’énormes shoots d’amour. Ceux-ci me révèlent le caractère précieux et réciproque des liens partagés entre les mariés et leur entourage. À chaque fois, ça m’émeut et ça me réjouit !

Des couples curieux et soucieux de donner du sens à leurs actions

Même si mes collègues me considèrent comme la littéraire, voire l’intello du clan, tous mes couples ne sont pas des universitaires germanopratins. Et tant mieux ! Néanmoins, ils ont en commun cette envie de comprendre, de donner du sens et de le partager. Tout ce qu’on intègre dans la cérémonie a sa place et sa valeur, on ne fait pas les choses parce qu’il faut les faire mais bien parce qu’on ne pourrait pas ne pas les faire.

Mes clients sont aussi curieux, heureux d’apprendre de nouvelles choses, que ce soit la recette des gnocchis maisons ou la théorie des androgynes chez Platon. J’adore ça car j’apprends, moi aussi, beaucoup de choses ainsi.

Des couples généreux et épicuriens

Ça se sent dès le premier rendez-vous où je suis souvent reçue comme une princesse ! Et ça se confirme quand ils m’expliquent leurs envies pour la journée de mariage. Ils aiment recevoir et s’enthousiasment de faire plaisir. Alors leur mariage est l’occasion de rassembler leurs proches, de les choyer en leur offrant une belle journée et des agapes de qualité : « des bons plats et des bons vins », c’est souvent le credo ! Évidemment, ça me parle 😉

C’est aussi pour cela que la cérémonie laïque est importante. Bien sûr, à travers elle, on célèbre l’amour entre deux personnes qui décident de s’engager ensemble. Mais on célère aussi tous ces liens, ce sens du partage et cette envie de donner sa place à chacun. Et clairement, j’adore cet esprit ! Pas vous ?!

Pensées de juin

Tribulations sur le métier d’officiante

mon-métier d'officiante

Ces derniers temps, j’ai beaucoup réfléchi à mon métier d’officiante ; à comment je le pratique, à ce qu’il représente pour moi, à l’impact qu’il a dans ma propre vie.

Quand je travaillais dans un bureau je pressentais déjà que ce que j’étais pouvait influer sur mon travail. Une de mes premières chefs m’avait d’ailleurs dit qu’on crée toujours un peu son poste ; elle avait raison.

Aujourd’hui, j’ai monté mon entreprise et cette conviction est encore plus profondément ancrée en moi.

Saisir sa différence

Quand on monte son entreprise, on essaie toujours de trouver ce qui nous différencie des autres. Et l’art du marketing nous pousse à mettre en avant ce truc en plus, une patte. Mais en fait, on a rarement un seul truc. Et particulièrement dans le métier d’officiante où ce que l’on est importe autant que ce que l’on sait faire. Personne n’embauchera un.e officiant.e de cérémonie laïque avec qui le courant ne passe pas au seul motif qu’elle est très professionnelle. Ça ne suffit pas.

Est-ce que mon truc c’est d’être une littéraire et d’avoir un parcours d’études en philo ? Est-ce que c’est ma spécialisation en politique et religion – deux sphères qui ont pour fonction de relier les gens – qui me donne une touche particulière ? Est-ce que c’est ma conviction profonde que dans cette société sécularisée les humains ont besoin de sacré et de célébrer symboliquement des étapes de la vie ? Peut-être. Sûrement.

mon métier d'officiante
© Snaggah Photo

C’est peut-être aussi cette envie, héritée de mon père, aussi grisante qu’épuisante, de toujours me démener pour les autres, de leur rendre la vie plus facile et plus belle. C’est sûrement encore ma curiosité naturelle envers les gens et les choses. Ou mon envie sincère de mettre en lumière les évidences : celle qu’on sait mais qu’on ne dit jamais.

Le métier d’officiante : ce que l’on fait et ce que l’on est

Ce qui fait notre patte, c’est la personne qu’on est. Dans tout ce qu’on est. C’est l’idée que j’essaie de transmettre à mes apprenti.e.s officiant.e.s quand je donne des cours et c’est pourquoi je suis persuadée qu’on n’est jamais vraiment en concurrence.

Nos clients nous choisissent parce que nous leur correspondons, par nos compétences c’est vrai et bien sûr, mais aussi et beaucoup à travers nos personnalités. Si vous saviez le nombre de personnes parmi mes mariés qui aiment manger, faire la fête, recevoir leurs proches (trois de mes grandes passions !). Ils ne veulent pas tous une cérémonie teintée de philo, ils sont parfois plus organisés sur les plannings que moi mais on se retrouve sur le goût du partage, sur l’amour des bonnes choses et des souvenirs qu’on construit.

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métier-d’officiante

Toujours une question de choix

C’est aussi pour ça que j’aime à penser que je choisis mes mariés autant qu’ils me choisissent. Parce qu’on va vivre un moment fort. Un moment fort de leur vie que je suis apte à créer et à célébrer, mais un moment où je serai plus qu’une professionnelle. Je raccroche souvent mon téléphone en disant « je l’aime bien » ou « je les aime bien » parce que vous me touchez, vous me faites rire, parfois je me retrouve en vous. Mes cérémonies ne sont jamais les mêmes car ce ne sont jamais les mêmes personnes, ni les mêmes envies ; et ce n’est jamais non plus le même lien qui se crée. Il a, à chaque fois, une saveur particulière. Celle des émotions nées des mois passés à réfléchir tous les trois et à créer ensemble cette petite heure de bonheur et d’engagement qu’est votre cérémonie.

rituel des rubans
© Alexandra Maldémé

Aujourd’hui, je travaille avec des outils que j’affine d’année en année. Je travaille avec rigueur parce que je suis comme ça. Mais je travaille aussi beaucoup avec les émotions, les vôtres, celles de vos proches et les miennes. Ce sont des joies, des appréhensions parfois, des frustrations aussi. Et c’est ce savant mélange qui fait le sel de mon métier d’officiante. Un métier que j’adore, où je donne beaucoup et reçois tant et où, toujours, je me dis : je suis bien ici.

Et si on préparait votre cérémonie ensemble ?

Parce que je ne suis pas seulement officiante…

… Je suis aussi entrepreneuse !

Avant de lancer Pour une cérémonie, j’ai suivi une formation de trois mois en création d’entreprise. Et oui, entre marier des gens et gérer une entreprise, il y a un joli gap ! Et comme, dès le départ, j’avais envie que ce projet dure, j’ai tout fait pour lui construire des bases solides. Je suis donc allée chez CréActifs où j’ai appris plein de choses, dédramatisé pas mal de frayeurs d’apprentie entrepreneuse et rencontré des personnes géniales, dont certaines sont restées des amies.

Et comme chez CréActifs, ils suivent leurs étudiants, ils sont venus me rencontrer pour une interview cet été. L’occasion de faire le bilan et de donner aussi mes premiers conseils aux prochain.e.s apprenti.e.s !

Mon interview de jeune entrepreneuse :

Bon je ne suis pas extrêmement à l’aise avec mon image en vidéo, mais je suis ravie de partager cette interview avec vous. Qui sait, ça vous donnera peut être des idées ! Et cadeau, vous aurez, en plus, la chance de découvrir ma nouvelle brochure ainsi que des morceaux choisis de mon home sweet home que j’aime tant !

Retour au blog bientôt ! Promis !

Oui, promis ! Je reprends bientôt sérieusement les rênes du blog, car si je suis aussi une entrepreneuse, je n’en oublie pas pour autant que j’ai plein de choses à vous dire sur les cérémonies laïques. Ma saison est presque terminée, alors je vais retrouver avec plaisir mon deuxième rythme de l’année : l’écriture et la rencontre des couples de la saison prochaine.

J’ai des conseils et des idées à revendre dans mon panier et quelques cérémonies de cet été à vous raconter. A moi les bibliothèques parisiennes pour mes recherches, les plongeons dans mes souvenirs de l’été et tant de découvertes que je ne soupçonne pas encore ! C’est ça la vie d’entrepreneuse que j’aime : mille vies qui se mêlent pour créer la mienne !