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Créer un rituel personnalisé pour votre cérémonie laïque

Votre histoire comme base de votre rituel de mariage

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© Alvaro Reyes

Il y a les rituels qui existent et qui correspondent parfaitement à certains couples. Il y a les rituels dont on s’inspire pour les adapter à vos envies et il y a le rituel personnalisé que l’on crée à partir de votre histoire. Vous n’imaginez pas à quel point les anecdotes que vous me racontez peuvent être le matériau d’un vrai moment symbolique de votre cérémonie laïque.

On peut s’inspirer de l’histoire de votre couple, de traditions dans votre famille voire de vos blagues récurrentes du quotidien. Je vous raconterai bientôt la cérémonie de N&G qui regroupe un florilège de rituels et autres clins d’œil très personnalisés, et je vais essayer ici de vous présenter un panel des idées à partir de quelques envies que j’ai déjà croisées. Allons-y !

Inscrire vos débuts ou vos premières fois dans votre cérémonie laïque

Profitez de votre cérémonie pour raconter votre histoire et revenir sur vos débuts. Vous deux c’est une multitude de premières fois qui sont parfois devenues des rituels. Un de mes couples de 2019 s’est amusé à créer une régate de coquilles de noix lors de leur premier rendez-vous. Ça les a fait rire et ils ont construits leurs bateaux-noix. Depuis quand ils sont près d’un cours d’eau, ils y déposent un nouvel esquif de coquille. Evidemment, nous allons reprendre cette idée pour leur cérémonie. On est encore en train de finaliser le comment mais on sait déjà qu’on donnera vie à cette idée.

Un autre de mes couples a axé son rituel sur les voyages. En effet, aucun des deux ne voyageait vraiment avant de rencontrer l’autre. Or, depuis qu’ils sont ensemble, ils s’en donnent à cœur joie ! Je leur ai donc proposé de créer un tableau de voyages pour retracer les passés et prévoir les futurs.

rituel personnalisé voyages

Illustrer votre couple à travers votre rituel personnalisé

Se marier et organiser une cérémonie sur mesure vous permet de mettre en valeur ce que vous êtes et vos passions. J’ai ainsi eu un marié fan de Wagner cette année qui a imaginé un rituel inspiré de l’opéra Lohengrin. Avant de procéder au rituel du sable qui unissait la famille qu’ils ont construite, les mariés ont échangé des anneaux (qui n’étaient pas les alliances) lors d’un rituel de transmission. L’anneau du marié était gravé d’un symbole se référant au cor, à l’épée et à l’anneau que Logengrin remet à Elsa à la fin de l’opéra. Oui c’est un truc d’initiés, mais nous avons expliqué en quelques mots en quoi cet anneau plaçait les mariés comme parents et protecteurs de la famille; en insistant également sur la vocation de ces anneaux. Un jour, eux aussi, seraient transmis aux enfants de la famille pour les accompagner.

rituel personnalisé

Raconter son histoire c’est parfois aussi rendre hommage à ses traditions. Une de mes mariées a voulu utiliser le henné pendant la cérémonie. Dans la liste de nos idées, il y avait une variation au henné autour du rituel des mains liées. Je leur ai proposé de déposer une petite boule de henné au creux de chacune de leurs mains. Avant de prononcer leurs vœux, ils unissaient leurs mains, mêlant alors le henné dans leurs paumes. Leurs mains restées unies pendant tout l’échange de vœux, puis on retirait la boule de henné, mais la marque elle restaient. Ainsi, ils gardaient physiquement une trace du moment où ils avaient échangé leurs mots d’amour.

S’approprier des rituels existants

On peut aimer le sens d’un rituel mais avoir envie de l’adapter à ses envies. Ainsi quand on a évoqué l’idée de créer une capsule temporelle avec N&G, on a aussi intégré leur envie de garder un souvenir concret du lieu de la cérémonie. Ça tombait bien on était sur la plage ! Quelques-uns des amis des mariés ont donc apporté un objet-souvenir qu’ils ont glissé dans un bocal pendant que chacun.e des autres invité.e.s glissait chacun une poignée de sable ramassé sur la plage. La capsule temporelle qu’on a créée nous a donc permis d’enfouir les souvenirs dans le sable, comme un trésor à redécouvrir plus tard.

rituel personnalisé sable
© Ronan Le Pellec

Autre détournement de rituel classique pour créer un rituel personnalisé : le tableau des souvenirs de B&P. Ils aimaient l’idée d’un rituel participatif. Alors plutôt qu’un arbre à empreintes ou une bibliothèque des mariés, ils ont créé un tableau réunissant des photos apportées par leurs proches. A la fin de la cérémonie, chacun.e est allé.e accrocher une photo, celle d’un moment heureux partagé avec les mariés. Là encore, le but du rituel était de montrer l’importance et la place de chacun dans la vie des mariés. C’était aussi un moyen pour eux de garder, à travers un souvenir de la cérémonie, de nombreux souvenirs de vies bien remplies.

Evidemment ce ne sont que des exemples et il est possible que certains d’entre eux ne vous parlent pas. C’est normal, ils sont tellement liés à l’histoire et aux facéties des couples avec lesquels on a créé ces rituels. Pour eux comme pour toute cérémonie laïque que je crée, on part d’abord de vos envies !

«Aimer, c’est partager» par Martin Gray

Un classique de cérémonie : Martin Gray

« Aimer, c’est partager » de Martin Gray, c’est un classique. On l’entend beaucoup dans les cérémonies et ce n’est pas par hasard. Si Jacques Brel l’est aussi avec ses Souhaits aux aventuriers de la vie, avec Martin Gray on touche à autre chose. Jacques Brel, c’est la douceur et la poésie alors que Gray touche à quelque chose de plus solennel. Son ton est plus docte et nombre de ses textes peuvent être lus pour créer un moment plein de révérence.

Aimer, c'est partager
© Eva Balogh

Lire Martin Gray avec un peu de recul

Honnêtement, on peut puiser des textes très beaux dans le Livre de la vie, ou même dans Le nouveau livre, alors faites-vous plaisir ! Il y a de jolies définitions de l’amour, des réflexions sur le couple, la famille et le mariage qui portent à réflexion et peuvent apporter une belle émotion.

Mon seul bémol est dans la lecture complète de ces œuvres. Alors oui je sais, Martin Gray aurait 97 ans cette année et il a grandi à une autre époque ; il a traversé des épreuves horribles (aussi bien pendant la seconde guerre mondiale que plus tard quand il a perdu sa famille dans un incendie) mais pour le dire gentiment, ce monsieur n’était pas la personne la plus tolérante du monde. Quant à l’homosexualité notamment ou au rôle de la femme. Et c’est pour cela que j’ai été plus d’une fois circonspecte quand je lisais ses livres dans leur intégralité.

Ce bémol étant posé, je vous laisse juges des textes et vous présente ce classique de cérémonie. Il fait partie de ces définitions qu’on imagine bien lues par un parent ou une figure parentale. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Alors aimer c’est quoi selon Martin Gray ?

Aimer, c’est partager des mots, des regards, des espoirs, des craintes.
L’Amour n’est jamais contrainte.
Il est joie, liberté, force.
L’Amour est emportement et enthousiasme.
L’Amour est risque.
N’aiment et ne sont pas aimés ceux qui veulent épargner, économiser leurs sentiments.
L’Amour est générosité, l’amour est prodigalité, l’amour est échange.
Qui donne beaucoup reçoit beaucoup en fin de compte.
Car nous possédons ce que nous donnons.
Aimer ce n’est pas mutiler l’autre, le dominer, mais l’accompagner dans sa course, l’aider.
Savoir accepter l’autre tel qu’il est.
Être joyeux du bonheur qu’il trouve.
L’aimer dans sa totalité : pour ce qu’il est, laideur et beauté, défauts et qualités.
Voilà les conditions de l’Amour.
Car l’Amour est une vertu d’indulgence, de pardon et de respect de l’autre.

 

Martin Gray, Le livre de la vie, « Aimer, c’est partager »

Quand je deviens prof pour les apprenties officiantes

Former les officiant.e.s de demain

formation officiant

En juin dernier, j’ai donné mon premier cours d’écriture de cérémonie laïque et j’ai adoré. En novembre dernier, ce sont trois journées que j’ai assumées avec un plaisir non dissimulé auprès de mes apprenti.e.s officiant.e.s. Et dans quelques jours, je commence ma prochaine session. Alors c’est officiel je fais partie de l’équipe pédagogique de l’IWI (International Wedding Institute) pour l’année scolaire 2018-2019 ! Je donne ainsi des cours à Lyon et à Paris, mes deux villes ; ma ville de cœur et ma ville de vie.

La prof qui ne voulait pas être prof

Quand j’ai raté l’agrégation de philo, ma copine Gwen m’a dit que c’était peut-être un mal pour un bien car selon elle je n’étais pas faite pour travailler avec des ados. Comme elle a raison ! Quand elle me raconte son quotidien, je m’exclame très souvent « je suis tellement contente d’avoir raté le concours ! ». Elle, elle adore mais je me rends compte, que c’est vrai : je n’aurais pas pu travailler avec des ados ou du moins avec des personnes qui n’ont pas choisi d’être là.

C’est aussi ça qui me plaît et qui me porte avec les cours à l’IWI, mes apprenti.e.s officiant.e.s viennent en cours car ils et elles souhaitent y apprendre quelque chose. Nous sommes dans une vraie interaction et elle est riche. Riche de leurs questions, de leurs expériences et de leurs envies.

Former les futur.e.s officiant.e.s

Je forme des futur.e.s officiant.e.s, je forme donc mes concurrent.e.s, c’est vrai. D’aucun.e.s pourraient trouver ça dangereux mais, pour être honnête, je ne le pense pas. Tout d’abord parce que le marché de la cérémonie laïque est en pleine expansion. De plus en plus de couples se tournent vers cette forme de célébration de leur mariage et je pense que cela va aller en augmentant encore dans les années à venir. On a mille et une raisons de choisir la cérémonie laïque soit parce qu’on veut du sur mesure, soit parce qu’on mixe les religions, soit parce qu’on ne peut pas se marier religieusement quand bien même on voudrait, voire les trois. Voire tant d’autres raisons. Alors je pense sincèrement qu’il y a de la place pour tout le monde !

J’aime aussi à penser que mes clients ne viennent pas vers moi parce que je suis une officiante mais parce que je suis cette officiante. C’est ce que j’essaie de transmettre à mes élèves et futur.e.s concurrent.e.s : soyez rigoureux.ses, précis.e.s, efficaces (évidemment c’est la base !) et surtout développez votre touche personnelle, mettez en valeur ce que vous êtes et ce que vous savez/aimez faire. C’est ainsi que vous trouverez vos clients. Quand ils et elles me remercient de leur avoir transmis cette idée, je me dis que j’ai gagné ma journée !

La prof qui aime bien être prof !

En formant de futures officiantes, je me nourris énormément aussi. J’ai toujours dit que ce que j’aime dans mon métier ce sont les rencontres. J’aime évidemment les belles histoires d’amour mais j’aime aussi énormément les gens tout simplement. J’aime découvrir leurs histoires, comprendre ce qui les fait vibrer, les aider à accepter ce qui les fait douter. Alors avec mes élèves, je m’en donne à cœur joie.

Elles apprennent à se mettre à l’écoute des autres, elles se dévoilent aussi beaucoup. Parfois, c’est compliqué de soumettre leurs écrits au reste du groupe ou de prendre la parole en public. Mais les élèves avancent et les peurs du lundi ont bien souvent disparu le vendredi. Dans ces moments-là, je comprends ce que mes amies profs aiment dans leur métier. On voit grandir les personnes, on les voit prendre de l’ampleur prêtes à déployer leurs ailes tels les albatros de Baudelaire*.

* Et oui, au début, elles sont un peu timides, parfois gauches puis elles prennent de l’assurance et s’envolent avec grâce ! 

La cérémonie bretonne de Stéphanie et Jérémie

Se marier en famille

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© La boîte à images

C’est d’abord Jérémie, le romantique du couple qui m’a contactée. On a discuté un peu puis nous nous sommes rencontrés tous les trois. J’ai tout de suite adoré le caractère de Stéphanie, elle est aussi cash qu’elle déborde d’amour pour ses enfants et tous ceux qui ont eu la chance d’entrer dans son cœur. Tous les deux forment un super duo depuis plus de 10 ans. Ils ont pris le temps de construire leur vie et leur famille et dernièrement l’idée de se marier en famille est devenue une envie même pour ma non-romantique préférée !

Célébration en duo

C’était une première pour moi et j’espère qu’il y en aura d’autres. Lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois c’était pour que je coache leur officiante d’un jour : Magalie. Plus nous discutions, plus Stéphanie et Jérémie prenaient conscience de la tâche importante qu’ils allaient confier à leur amie déjà bien occupée. Alors ils ont décidé que Magalie célébrerait en duo avec moi.

Se marier en famille
© La boîte à images

Quelle bonne idée. Elle était parfaite dans son rôle, rassurée de ne pas être seule le jour J et de pouvoir me confier les parties où elle se sentait moins à l’aise. Nous avons créé la cérémonie ensemble, lui donnant un rythme dynamique grâce à nos échanges et nous avons vraiment développé une belle complicité. Souvent, je dis que grâce à mon métier, je rencontre des couples merveilleux, cette fois-ci c’est un trio  !

Une cérémonie bousculée

Mariage plus vieux mariage heureux ? Mariage heureux c’est sûr mais je dirais aussi mariage breton, mariage pluvieux ! La cérémonie était installée dans une jolie clairière, tout était prêt quelques heures avant quand la pluie a commencé à s’insinuer. Fine, légère, on a d’abord pensé qu’elle s’arrêterait mais non !

Alors on a déménagé la cérémonie avant de commencer ! Tout le monde a donné un coup de main et grâce à la bonne humeur de chacun, ce léger contretemps s’est révélé un moment assez rigolo ! Merci aux déménageurs en costume 😉

se marier en famille
© La boîte à images

Des complicités renforcées

Pendant cette cérémonie, j’ai vu des familles s’aimer, des ami.e.s évoquer des souvenirs et l’envie d’en créer de nouveaux. J’ai vu des enfants se réjouir d’assister au mariage de leurs parents et des invités sourire malgré le temps humide. J’ai l’impression que cette journée a permis à chacun.e de prendre conscience de la chance d’avoir des proches aussi formidables. Cette simple sensation donne, pour moi, sa valeur à cette merveilleuse journée !

Trois idées dont s’inspirer – spécial enfants !

Une entrée rigolote

Les petits ont annoncé l’entrée de leurs parents avec des pancartes « Attention marié en approche ! », puis « t’inquiète pas elle arrive ! » avant que Stéphanie n’arrive. Mieux qu’un cortège, ils annonçaient ainsi le début de la cérémonie. Mission dont ils se sont parfaitement acquittés !

se marier en famille
© La boite à images

Le rituel du sable à huit mains

Quand on se marie on mêle deux vies. Quand on se marie en étant parents de deux enfants, on affirme aussi qu’on est une famille. Le rituel du sable permettait d’entremêler symboliquement les personnalités des quatre membres de la famille et de donner sa place – et sa couleur – à chacun. En plus ça permet de garder l’objet à la maison !

Se marier en famille rituel
© La boîte à images

L’intervention en chanson

Les enfants ont appris un poème avec un de leur grand-père mais ils avaient aussi une autre mission : interpréter une chanson pour leurs parents. Kids United obligent, ils ont chanté Tout le bonheur du monde. Mais je ne vous cache pas qu’on a failli avoir Pow Wow dont les petits étaient fans pendant le premier semestre 2018 !

Et leur témoignage est ici !

La Philothérapie d’Eliette Abécassis

Philosopher pour mieux aimer

Philothérapie d'Eliette Abecassis
© Lili Kovac

Le pitch philothérapique 

J’ai lu la philothérapie d’Eliette Abécassis cet été, sur les conseils d’une de mes élèves de la formation « Wedding Officiant » à l’International Wedding Institute, merci Manon !

C’est l’histoire d’une jeune femme qui, après une rupture et des déceptions, veut « guérir de l’amour » car ça lui fait trop mal. Pour effacer la douleur, elle cherche donc à en effacer la cause : l’amour. Elle tombe alors par hasard chez son libraire sur la carte d’un « philothérapeute » et décide de tenter le coup. Et oui pourquoi pas la philo ?

A travers ses différents cours, elle va apprendre à distinguer les mille nuances de l’amour en identifiant ce qui est désir, ce qui est envie ou encore simplement l’amour de soi. Elle apprendra aussi que plutôt que guérir de l’amour, on peut aimer simplement, sereinement en sachant ce qu’on y abandonne et ce qu’on y trouve.

Je n’ai pas tout aimé dans ce livre, j’y ai trouvé des longueurs et j’avais deviné trop tôt le secret sur un des personnages, mais il y a de jolis passages philosophiques que je vous invite à visiter. On y retrouve évidemment Le banquet, mais pas que ! J’y ai aussi trouvé une belle définition du sentiment amoureux et de ce qu’il donne à ressentir. Alors je me suis dit que ça pourrait vous inspirer. C’est juste ci-dessous, vous me direz ce que vous en pensez !

Philothérapie-d'Eliette-Abecassis
© Alice Hampson

Extrait de Philothérapie d’Eliette Abécassis

« L’amour ne produit pas de vérité (…). Il produit du sens. L’amour, parce qu’il est un discours, est
même le plus grand producteur de sens. L’état amoureux donne à vivre, donne à voir, comprendre, il
offre une énergie telle qu’elle unifie et organise tout autour de lui. C’est une couleur qui s’empare d’un
ciel gris. C’est une musique qui couvre le bruit des voitures le matin. C’est un goût que prend chaque
aliment, même le plus fade. C’est un parfum enivrant, qui exalte les sens. L’amour remplit le monde
de beauté, de spiritualité et d’intelligence. Il ouvre les cœurs à la bienveillance. Quand on aime, on
aime le monde entier. »

 

Philothérapie, Eliette Abécassis, 2016, Flammarion

La cérémonie de Manuella et Jérôme

Célébrer l’amour sous toutes ses formes

cérémonie de Manuella et Jérôme
© Alexandra Maldémé

Quand je les ai rencontrés, je me suis dit que je voulais absolument préparer leur cérémonie. Ils sont tombés amoureux en quelques jours comme une évidence ; au bout de quelques mois, ils savaient que c’était du sérieux entre eux, et la même évidence les a amenés à penser mariage. Ces personnes sont une évidence en fait ! D’ailleurs, il m’aura fallu à peine deux heures pour avoir moi-même un coup de cœur.

Manuella et Jérôme, ce sont simplement des gens bien. Des gens intelligents, drôles, avec un cœur énorme, entourés par des amis et des familles qui les aiment profondément. On sent chez eux une forme de sérénité malicieuse. Et c’est ce ton-là qui animait leur cérémonie.

cérémonie-de-Manuella-et-Jérôme
© Alexandra Maldémé

Des amis comme une famille

Dès le premier rendez-vous, l’esprit du mariage était clair : place aux proches. Et pour commencer aux témoins qui étaient 9. Oui 9 comme deux fois 4 + 1. Mes mariés avaient en effet désigné une de leurs amies comme témoin partagée. Impossible de lui attribuer une autre fonction, c’est elle qui les as présentés !

Ce que j’avais senti tout au long de la préparation de la cérémonie s’est révélé le jour J, ces mariés sont entourés de gens qui tiennent à eux et qui se sont mis en quatre (voire en neuf !) pour que leur journée de mariage soit parfaite. Aucune frontière n’existait entre liens du cœur et du sang, Manuella et Jérôme sont juste à la tête d’une grande et belle famille !

cérémonie de Manuella et Jérôme
© Alexandra Maldémé

Rire pour exprimer à quel point on aime

Dans les familles, même celles de cœur, on cache souvent sa pudeur sous le rire mais derrière une blague ou un clin d’œil amusé, on en dit tellement. Je ne vous cache pas que les rires ont ponctué la cérémonie, les photos en témoignent !

Des chansons de Dalida revisitées, aux emprunts au kitsch du conte, les idées fusaient. Et derrière ces tendres moqueries, on entendait l’affection, l’attention de chacune et chacun pour préparer un discours, une lecture, un chant de la plus belle des manières, pour eux.

Manuella et Jérôme
© Alexandra Maldémé

Entremêler les cultures grâce au chant

Les mariés unissaient leurs familles, leurs amitiés mais ils liaient aussi deux traditions. Ils ont fait le choix d’une cérémonie laïque, mais il était important pour eux que leurs cultures soient représentées. C’est à travers le chant que cela a été fait.

Une des amies du marié a ainsi interprété de manière somptueuse (encore bravo AV !) un Ave Maria et Yerushalayim shel zahav. Qu’il était bon d’entendre fredonner les invités lorsqu’ils reconnaissaient la chanson.

Trois idées dont s’inspirer :

Associer les parents au rituel des rubans

cérémonie Manuella et Jérôme
© Alexandra Maldémé

Dans le courant de l’année, Manuella et Jérôme ont demandé à leurs parents quelles valeurs ils pensaient leur avoir transmis. Ce qui avait été présenté comme un « exercice demandé par Emilie » nous a permis de leur concocter une surprise. Au moment du rituel, je leur ai annoncé que ce serait chacun d’entre eux qui viendraient nouer le ruban représentant la valeur transmise aux poignets de leurs enfants.

La lecture à 9 témoins !

Les mariés sont bien entourés et ils aiment leur bande ! Si j’ai insisté pour organiser des duos d’intervenants (et pas des solos – au risque d’une cérémonie trop longue), on a aussi préparé une intervention des témoins à 9. Chacun et chacune a lu un passage d’un poème écrit spécialement pour l’occasion par une des 9. Cette lecture est venue sceller l’échange d’alliances des mariés.

M&J très entourés
© Alexandra Maldémé

Les discours en chanson

Deux des témoins de Jérôme ont choisi de raconter sa vie et leur amitié en revisitant des chansons des années 70, Dalida en force ! C’était drôle et fin à la fois, je suis fan ! Un des plus grands moments de rires de la cérémonie.

Discours Dalida
© Alexandra Maldémé

Photos par Alexandra Maldémé et Océane Drollat

De 2018 à 2019…

2019 année de la teuf/de la meuf/du reuf/du neuf *

*Rayez la mention inutile ou prenez les toutes !

2019 année de la teuf
© Fidel Fernando

2018 se devait d’être une bonne année et elle l’a été ! Oh que oui. Une année riche, une année pleine de joies, de rencontres, de pics de stress et de gros moments de doute aussi – ne nous mentons pas ! – et de grandes décisions ! C’est fou comme un an ça passe vite. Et en même temps, il s’est passé tellement de choses que j’ai l’impression que l’année écoulée en a contenu au moins deux !

Adieu 2018 et merci !

En 2018 j’ai eu la joie de créer 14 cérémonies avec des mariés plus merveilleux les uns que les autres. Certains sont devenus des amis et tous ont une place particulière dans mon cœur. C’est fou, il y a 12 ou 18 mois, nous étions des inconnus et désormais il y a cette expérience qui nous lie. J’avais touché cette idée du doigt en 2017 ; et en 2018 c’est devenu une évidence : après le mariage, la vie reprend son cours et pourtant, il reste quelque chose, une forme de tendresse, d’attachement sincère. On se suit de plus ou moins près, mais on est heureux de prendre quelques nouvelles, de boire un café, de dîner voire de faire un karaoké d’anniversaire. Merci pour ça. Merci à vous 28 ! Et merci à tous vos proches, à ces personnes qui en se confiant à moi, en me faisant des blagues, en se moquant tendrement de vous m’ont permis de toujours mieux vous connaître et de m’adapter encore plus à vos envies, et même de vous créer des surprises sur mesure.

Voeux-2019

Merci aussi à mon super groupe de copines de coworking (oui même si on a un garçon, j’utilise le pluriel de majorité car 2019 sera l’année de la meuf !). Grâce à vous, les coups de mou deviennent l’occasion de shoot d’amitié. Grâce à votre exigence, on se porte mutuellement vers le haut et c’est un bonheur de voir le chemin parcouru pour chacune de nous. Et promis, un jour on sera à la Une d’un de ces magazines de leader que je ne lis jamais et que certaines adorent !

Merci à mes consœurs, on est quelques-unes à échanger et particulièrement merci à toi Anouck pour tout, tout simplement ! Et des « tout » grâce à toi, cette année, il y en a eu plein. Merci à mes copines et copains photographes, dj, propriétaires de lieu et créatrice de robes de mariée avec qui j’aime tant discuter de notre monde du mariage et de la vie en général. Je ne soupçonnais pas que de belles amitiés pouvaient naître de ces rencontres entre professionnel.le.s du mariage, j’avais tort et tant mieux.

Et évidemment merci à mes ami.e.s et à ma famille ! Sans vous, je suis un petit être bien incomplet. Je sais pourquoi j’aime tant les mariages où les proches des mariés sont extrêmement impliqués et ravis pour le couple qui s’unit : j’y retrouve toujours un peu de vous. J’ai une chance infinie de vous avoir dans ma vie, j’en ai conscience chaque jour un peu plus.

Avec tous ces mercis, 2018 c’est fini, et ce n’est que pour mieux continuer !

Mes vœux 2019
© Vincent Bourrut

A nous 2019 !

Je ne sais pas encore si 2019 sera l’année de la teuf, de la meuf ou du reuf (pas facile les rimes en –euf !) mais, j’ai déjà décidé que ce sera une année formidable.

2019 sera une année extraordinaire, déjà parce que je vais célébrer le mariage de mon frère ! Vous êtes 7 autres couples à m’avoir confié votre cérémonie, j’ai hâte d’y être. Vous serez encore quelques-uns à me contacter dans les mois à venir et ce sera super aussi. Parce que j’aime mon métier et que j’ai le plaisir de travailler exclusivement avec des personnes choisies. J’ai conscience du luxe que cela représente et cela participe de l’entrain et de l’énergie qui m’animent.

Mes vœux 2019
© Rémi Barthas

En 2019, je continue également mes cours de cérémonie laïque à l’IWI, et je sens que l’écriture va prendre une place encore plus conséquente dans ma vie professionnelle et personnelle. Et comme il y a eu mille choses en 2018 que je n’aurais pas soupçonnées je m’attends à plein de nouvelles surprises en 2019.

2019 sera une année extraordinaire, j’en suis sûre et je vous le souhaite. La vie c’est aussi ce que l’on décide, alors je vous souhaite de décider de faire de cette année qui s’ouvre à nous, une année dont vous ferez le bilan avec ce petit sourire charmé de douce nostalgie. Amusez-vous et profitez de ce que la vie, cette farceuse, a à vous offrir. Prenez même les coups, c’est aussi ça la vie. Et après on se dit qu’on a réussi à les dépasser !

Je vous embrasse, soyez heureux !

Emilie

Dimanche soir

Une déclaration comme des vœux

Dimanche soir
© Nathan Dumlao

Emprunter les mots de Grand Corps Malade pour exprimer ce qu’on ressent

Cet homme a du talent, un vrai talent de parolier. Le talent de mettre en mots des sentiments tellement évidents qu’ils en deviennent souvent indicibles. A l’écouter, on se dit « mais oui c’est ça, c’est exactement ça que je ressens ». Et ça marche encore avec cette chanson Dimanche Soir. Cette année, elle a été lue à deux voix comme une note d’intention de la cérémonie qui s’ouvrait, pour installer le ton. Elle donnait la dimension de l’amour qui était célébré : un amour serein et pourtant chaque jour ébahi du miracle constant de son existence.

J’aimais bien cette idée de la note d’intention, mais en le relisant ce matin, je me dis aussi que pour les pudiques ou les personnes peu à l’aise avec l’écriture, ce chanson pourrait faire office de vœux. En croisant les voix sur ce texte, on pourrait exprimer simplement et sincèrement ce dont les vœux témoignent. Qu’en pensez-vous ?

Dimanche soir,

Parce qu’avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s’est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir.

Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment
Parce qu’il paraît que l’homme s’habitue vite, s’habitue trop
Et qu’moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau.

Quand je vois tout ce qu’on a construit, je me dis que dix ans c’est tellement long
Et puis je me dis que c’est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu.

Parce qu’on s’est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n’est pas simple, c’est tellement mieux d’être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir.

Je l’ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup là c’est elle qui a trouvé le plus beau thème.

Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d’elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu’ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir.

Parce qu’on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu’une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n’empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument.

Parce que tu sais ce que j’aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c’est quand même une première fois dès qu’on est seuls tous les deux
Parce que 120 mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B.

Après dix ans d’un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après dix ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C’est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir.

Je l’ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup là c’est elle qui a trouvé le plus beau thème.

Je n’ai plus peur du dimanche soir.

Dimanche soir, Grand Corps Malade, Paroliers : Fabien Marsaud / Bruno Dias

La cérémonie love session de Fleur et David

Love session pour cette cérémonie d’engagement

la cérémonie laïque de Fleur et David
© Vincent Bourrut

Fleur et David ce sont mes « petits Suisses » ! Au-delà de cette appellation presque gastronomique, je vous présente là un de mes couples phares de la saison. J’ai été profondément touchée par leur histoire et l’amour qui les lie.

Ils ont traversé pas mal d’épreuves dans la vie et ils ont décidé d’en faire une force et de choisir toujours le beau et le bonheur. Oui, comme dirait Prévert « ils ont décidé d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple » ! Ils ont aussi décidé de faire de leur amour une force, et je vous assure que cela se ressentait dès les premiers échanges.

Rencontre de Saint Valentin pour moi

Ça ne s’invente pas, j’ai rencontré Fleur et David un 14 février ! Quelle meilleure date pour parler d’amour et de mariage à venir. C’était presque 18 mois avant leur grand jour, on a donc eu le temps d’apprendre à se connaître, de s’apprécier et on a pu développer la jolie complicité qui m’a rendue si émue en ce début juillet.

Fleur et David notre rencontre
© Vincent Bourrut

Une cérémonie comme un hymne à leur histoire

Il émane d’eux quelque chose de solide, de doux, de sain et on sent que c’est le lien qui les unit qui leur apporte tout cela. Ils sont mutuellement le pilier l’un de l’autre et ils sont de ces personnes qui font du bien aux personnes qui les entourent.

Cérémonie laïque Fleur et David
© Vincent Bourrut

On avait donné une liberté totale à leurs intervenants pour leurs discours, et si chaque intervention était différente toutes témoignaient de cette lumière qu’ils sont et qu’ils s’apportent. Et que dire de leurs vœux !

Mon premier mariage bourguignon

La Bourgogne c’est chez moi, c’est là d’où je viens ; c’est aussi la région d’origine de Fleur. Nous avons grandi à moins de 50 km l’une de l’autre. Elle tenait à se marier chez elle et c’est le château de Bussy Rabutin qui a servi d’écrin à leur union. Âmes amoureuses des beaux châteaux, je vous invite à aller y faire un tour. J’ai honte d’ailleurs car je ne le connaissais que de nom !

Fleur-et-david-ceremonie laique
Non mais visez ce regard ! © Vincent Bourrut

On s’est installés dans un petit coin du jardin pour profiter de l’ombre et les différents moments de la fête ont donné lieu à une vue différente sur le château. Cela participait de l’intention de Fleur et David : que chacun.e profite du cadre splendide.

Trois idées dont s’inspirer

L’entrée en famille mêlée

Fleur-et-David-ceremonie-laique
© Vincent Bourrut

Ils tenaient tous les deux au symbole, alors elle est arrivée au bras du père de son mari et lui au bras de sa mère à elle. C’est un pari qui peut nécessiter un peu de diplomatie familiale mais qui représente pour moi une belle idée de la place de chacun des mariés dans la famille de l’autre.

Vivre l’instant présent et en créer un souvenir

On était en Bourgogne avec un couple de bons vivants alors évidemment ils ont choisi un rituel autour du vin ! C’est celui du vin scellé qui a eu leur préférence, même si David a hésité à détourner la bibliothèque des mariées pour créer une cave des mariés !

Fleur et David ont néanmoins décidé d’enrichir le rituel en créant un moment dans la cérémonie qui trouvera son écho dans 10 ans. Alors certes les mariés ont enfermé une bouteille et leurs vœux dans un coffre en bois mais ils ont aussi pris le temps de boire un verre du même vin pendant la cérémonie. Pas folles les guêpes !

Fleur et David Vin scellé
© Vincent Bourrut

Faire un cadeau à son officiante 😉

Non je vous taquine, ce n’est pas une obligation (quoique !). J’ai été extrêmement touchée de les voir m’offrir un superbe panier rempli des spécialités de la région de Suisse où ils vivent. Merci encore à vous deux. Vous étiez déjà des amours avant mais j’avoue que vous avez marqué encore marqué des points !

Fleur et David leur cérémonie laïque
© Vincent Bourrut

Et leur témoignage est ici !

Aujourd’hui j’ai 33 ans

Bilan de vieillesse !

aujourd'hui j'ai 33 ans
© Julien Labrosse

Longtemps, je n’ai pas eu envie de vieillir. A 18 ans, je n’aimais pas du tout cette idée de devenir majeure, à 30 ans, j’ai paniqué en me disant « oh mon dieu j’ai 30 ans, qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? » et là à 33, je suis juste contente. Oui, aujourd’hui j’ai 33 ans et je suis heureuse d’atteindre le canonique « âge du christ », surtout parce que j’ai hâte d’aller voir ce qui se passe après !

C’est vrai, 33 ans pour moi ça veut dire plein de choses.

30 ans + 3 ans

L’année de mes 30 ans, j’ai connu pas mal de déclics, des drôles et des moins drôles. Mais c’est aussi l’année où j’ai décidé d’être adulte, mot dont je refusais de me qualifier et que j’avais d’ailleurs assez de mal à définir.

Puis j’ai compris qu’être adulte, c’est accepter que nous sommes mortels et que ce n’est pas quelque chose de triste. Au contraire, c’est une base à partir de laquelle on peut aller explorer ce que la vie a à nous offrir. Alors, depuis trois ans, j’essaie d’accélérer les possibles et de me réjouir du réalisé.

Les possibles il y en a plein. Seuls quelques-uns deviendront des souvenirs ou des acquis, d’autres me sont encore insoupçonnés et ça me réjouit. Quand on est riches de possibles, on est riche de sa vie. Je ne saurai peut-être jamais parler italien, je ne verrai jamais tous les films qui sont dans ma liste, mais je réaliserai peut-être mon grand projet de résidence (stay tuned ! ). Ou alors ce super projet qui me tient à cœur se transformera en un autre. On verra. Et je trouve ça chouette les « on verra », ça me rend vivante !

33 ans et 3 ans de Pour une cérémonie

J’ai quitté mon ancien travail le 30 novembre 2015, j’avais 30 ans et une semaine. Depuis, mes anniversaires sont aussi ceux de cette décision qui a changé ma vie. Je savais que je voulais partir, je savais que je voulais faire autre chose, remettre du sens et mes valeurs dans mon métier. Pourtant quand j’ai dit au-revoir à tout le monde, je n’en menais pas large. J’étais convaincue d’avoir pris la bonne décision et parfaitement effrayée par l’inconnu qui s’annonçait.

célébrer cérémonies
© Onzième Avenue

Trois ans après, je suis toujours persuadée d’avoir pris la bonne décision et un peu moins effrayée. L’inconnu se dévoile et devient plus abordable. Moi qui ne connaissait rien au monde du mariage, j’ai appris plein de choses, rencontré des personnes formidables et créé 28 cérémonies ! Oui 28, déjà 28. Chacune d’elle est un souvenir unique et m’a enrichie que ce soit à travers les rencontres, les expériences de chacun ou bien le fait qu’il ne faut pas porter de robe portefeuille quand il y a du vent. La maman de L. m’en saura gré 😉

33 ans et les suivants ?

Les prochaines années sont peuplées de « on verra ». C’est la force du futur. Et ce que je sais déjà, c’est que je pourrai compter sur mes amis et sur ma précieuse famille. Plus je vieillis, plus je prends acte des piliers qu’ils sont dans ma vie : ils sont la stabilité de mes « on verra ».

Je sais aussi que je vais continuer les rencontres et que certaines d’entre elles deviendront des amitiés réelles – on n’en a jamais trop. Je sais que de jolis mariages s’annoncent pour 2019. Déjà 7 de confirmés, et pas des moindres ! Je sais aussi que je vais tenter de rendre réels deux gros projets avant mes 34 ans. J’espère que ces possibles-là deviendront réels et constitueront bientôt de beaux souvenirs. Et il y a tout ce que je ne soupçonne même pas.

aujourd'hui j'ai 33 ans !
(c) Rémi Barthas

Alors on fait quoi ? On se donne rendez-vous pour le bilan des 34 ans ?