Aujourd’hui j’ai 33 ans

Bilan de vieillesse !

aujourd'hui j'ai 33 ans
© Julien Labrosse

Longtemps, je n’ai pas eu envie de vieillir. A 18 ans, je n’aimais pas du tout cette idée de devenir majeure, à 30 ans, j’ai paniqué en me disant « oh mon dieu j’ai 30 ans, qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? » et là à 33, je suis juste contente. Oui, aujourd’hui j’ai 33 ans et je suis heureuse d’atteindre le canonique « âge du christ », surtout parce que j’ai hâte d’aller voir ce qui se passe après !

C’est vrai, 33 ans pour moi ça veut dire plein de choses.

30 ans + 3 ans

L’année de mes 30 ans, j’ai connu pas mal de déclics, des drôles et des moins drôles. Mais c’est aussi l’année où j’ai décidé d’être adulte, mot dont je refusais de me qualifier et que j’avais d’ailleurs assez de mal à définir.

Puis j’ai compris qu’être adulte, c’est accepter que nous sommes mortels et que ce n’est pas quelque chose de triste. Au contraire, c’est une base à partir de laquelle on peut aller explorer ce que la vie a à nous offrir. Alors, depuis trois ans, j’essaie d’accélérer les possibles et de me réjouir du réalisé.

Les possibles il y en a plein. Seuls quelques-uns deviendront des souvenirs ou des acquis, d’autres me sont encore insoupçonnés et ça me réjouit. Quand on est riches de possibles, on est riche de sa vie. Je ne saurai peut-être jamais parler italien, je ne verrai jamais tous les films qui sont dans ma liste, mais je réaliserai peut-être mon grand projet de résidence (stay tuned ! ). Ou alors ce super projet qui me tient à cœur se transformera en un autre. On verra. Et je trouve ça chouette les « on verra », ça me rend vivante !

33 ans et 3 ans de Pour une cérémonie

J’ai quitté mon ancien travail le 30 novembre 2015, j’avais 30 ans et une semaine. Depuis, mes anniversaires sont aussi ceux de cette décision qui a changé ma vie. Je savais que je voulais partir, je savais que je voulais faire autre chose, remettre du sens et mes valeurs dans mon métier. Pourtant quand j’ai dit au-revoir à tout le monde, je n’en menais pas large. J’étais convaincue d’avoir pris la bonne décision et parfaitement effrayée par l’inconnu qui s’annonçait.

célébrer cérémonies
© Onzième Avenue

Trois ans après, je suis toujours persuadée d’avoir pris la bonne décision et un peu moins effrayée. L’inconnu se dévoile et devient plus abordable. Moi qui ne connaissait rien au monde du mariage, j’ai appris plein de choses, rencontré des personnes formidables et créé 28 cérémonies ! Oui 28, déjà 28. Chacune d’elle est un souvenir unique et m’a enrichie que ce soit à travers les rencontres, les expériences de chacun ou bien le fait qu’il ne faut pas porter de robe portefeuille quand il y a du vent. La maman de L. m’en saura gré 😉

33 ans et les suivants ?

Les prochaines années sont peuplées de « on verra ». C’est la force du futur. Et ce que je sais déjà, c’est que je pourrai compter sur mes amis et sur ma précieuse famille. Plus je vieillis, plus je prends acte des piliers qu’ils sont dans ma vie : ils sont la stabilité de mes « on verra ».

Je sais aussi que je vais continuer les rencontres et que certaines d’entre elles deviendront des amitiés réelles – on n’en a jamais trop. Je sais que de jolis mariages s’annoncent pour 2019. Déjà 7 de confirmés, et pas des moindres ! Je sais aussi que je vais tenter de rendre réels deux gros projets avant mes 34 ans. J’espère que ces possibles-là deviendront réels et constitueront bientôt de beaux souvenirs. Et il y a tout ce que je ne soupçonne même pas.

aujourd'hui j'ai 33 ans !
(c) Rémi Barthas

Alors on fait quoi ? On se donne rendez-vous pour le bilan des 34 ans ?

Votre cérémonie d’engagement ne se fera pas sans vous

Créer une cérémonie, c’est du boulot pour vous aussi 🙂

votre ceremonie ne se fera pas sans vous
© Priscilla du Preez

Ce qui est génial avec une cérémonie laïque, c’est qu’on fait exactement ce qu’on veut. Et ce qui est stressant avec une cérémonie laïque c’est qu’on ne sait pas toujours ce qu’on veut !

On part d’une feuille blanche. Immaculée. Et parfois on a la sensation qu’elle est bien vide, mais c’est seulement une impression au début, ensuite elle se remplit sans cesse, vous verrez.

Pendant nos premiers rendez-vous, vous me posez souvent la question de ce qui se fait ou ne se fait pas dans une cérémonie laïque. Régulièrement, vous me demandez si vous « avez le droit ». Le droit de ne pas donner la parole aux témoins, d’intégrer un morceau de musique qui vous plait, de ne pas prononcer de vœux, etc. Ma réponse est la même à chaque fois : bien sûr ! On part de vous, de vos envies, de ce qui vous touche ou vous fait rire. Vous êtes la matière de votre cérémonie. C’est pour cela que votre cérémonie ne se fera pas sans vous. Et j’y tiens ! Oui, j’ai besoin de vous pour construire votre cérémonie. Je dirais même que je vous confie trois missions.

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Oui oui trois ! © Kazuend

Votre première mission : m’aider à définir votre cadre

Lors de notre première rencontre, je vous découvre et vous me découvrez. Nous sommes encore des inconnus qui s’apprivoisent peu à peu. Lors de cette première étape, j’ai besoin de vous pour que vous me racontiez, ou plutôt que vous vous racontiez. Ce que je souhaite, c’est entendre votre histoire à travers vos mots, vos sourires, vos aventures petites et grandes.

C’est aussi pour cela que je ne travaille qu’avec des couples avec lesquels je sens le courant passer. Petit luxe d’officiante, j’aime que la conversation soit fluide, qu’on se sente mutuellement en confiance pour échanger et avancer dans la même direction.

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Conçu par Freepik

Ainsi, dès nos premiers rendez-vous, je tiens à vous faire sentir que la cérémonie ne se fera pas sans vous. Sans vos anecdotes, sans vos envies mais vous aussi vos don’t absolus. Et oui, sans tout ça, votre cérémonie ne serait qu’une jolie coquille creuse. C’est aussi pour cette raison que je vous pose tant de questions !

Votre deuxième mission : faire des choix

Ça parait simple comme ça, mais ça ne l’est pas toujours ! On va envisager mille options pour votre cérémonie, on va évoquer tous les proches que vous avez envie de voir participer. Vous allez hésiter entre deux textes, trois chansons, une forme de cortège ou une autre. Et comme je n’aime pas trop vous mettre la pression, dans un premier temps, je vous accorderai le temps de la réflexion. C’est vrai quand on a 9 voire 12 mois devant nous, on n’a pas besoin de se presser.

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© Rana Sawalha

Mais vous verrez à un moment je me ferai plus pointilleuse. En effet, les choix que vous ferez définiront le ton de votre cérémonie, ils donneront aussi une inflexion aux interventions de vos proches. Un bon exemple illustrant bien le fait que votre cérémonie ne se fera sans vous est lié à la musique que vous choisirez. Si vous entrez sur le Canon de Pachelbel, le début de votre cérémonie n’aura sûrement pas le même ton que si vous entrez sur Led Zeppelin, ou dans un tout autre genre sur du Pink Martini.

Je reconnais que j’ai souvent une idée de la direction dans laquelle vous allez, mais vos choix, vos choix définitifs, me permettront d’asseoir mes intuitions et d’avancer avec vos proches.

Votre troisième mission : profiter du jour J

Cette mission est peut-être la plus compliquée car elle nécessite que vous retiriez votre casquette de chef de projet mariage. Celle avec laquelle vous vivez à plein temps depuis plusieurs mois.
Alors c’est vrai, pendant la préparation il m’arrivera d’insister pour que vous preniez des décisions, pour que vous soyez acteurs et réalisateurs de votre cérémonie mais le jour J, je tiens à ce que votre seule action soit de profiter.

votre cérémonie ne se fera pas sans vous
© Carlos Hernandez

Alors oubliez l’heure, ne vous demandez pas si le traiteur arrivera à préparer le cocktail à temps, faites confiance à vos témoins pour le plan de table. Votre mariage n’aura lieu qu’une fois même si ça fait des mois que vous le préparez. Alors le jour J, regardez, écoutez, entendez ce que vos proches ont à vous dire. Si la cérémonie dure 5 minutes de plus que prévu, ce n’est pas grave, ce seront cinq minutes de plus de communion avec vos invités. Car là encore, votre cérémonie ne se fera pas sans vous, sans vos sourires, sans votre émotion, sans votre présence à chaque moment. C’est de ça dont vous vous rappellerez et c’est ce souvenir que vos invités garderont aussi. Savourez, c’est votre moment !

C’est quoi pour moi être officiante ?

Ma charte d’officiante !

charte d'officiante pour une cérémonie
© Ernestine et sa famille

Ces derniers temps j’ai beaucoup réfléchi à ce que représentait mon métier, à la manière dont je définirais ma mission. Et cette question me semble en fait assez ardue. Je fais beaucoup de choses à l’instinct et la frontière est ténue entre la professionnelle et la personne que je suis. Mais je pense que c’est aussi ça qui construit ma conception de ma mission d’officiante. Alors j’ai eu envie de réunir mes idées et mon approche dans un article comme une charte d’officiante. Ma charte d’officiante comporte six grands points :

  1. Tout part d’une rencontre
  2. Chacun.e est unique ne l’oublie jamais
  3. Du sur-mesure tu créeras à chaque fois
  4. Les stars ce sont les mariés
  5. Toutes les histoires sont belles à raconter
  6. Du plaisir, tu prendras à chaque instant !

Pour le détail c’est ci-dessous ! Attention article fleuve !

Temps de lecture : 5 bonnes minutes 🙂

De l’importance de la rencontre

Les personnes dont je dois parler, les personnes que je dois écouter et représenter ce sont celles qui forment le couple des mariés. C’est pourquoi il me semble nécessaire que nous nous rencontrions avec eux. Je parle là de rencontre au sens fort du terme. La rencontre entre un couple et son officiante c’est l’étape nécessaire pour une cérémonie réussie, après la rencontre du couple j’avoue !

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© Mikayla Herrick

Mes amis se moquent souvent de moi car après chaque rendez-vous avec un couple de mes mariés, je répète « je les aime bien eux » comme s’ils étaient mes préférés. Mais en fait ce sont tous mes préférés ! Avec chaque couple, il y a un lien qui se construit, des moments où ils me touchent particulièrement, des connivences évidentes et des sujets qui me posent question, me permettant d’aller encore plus loin.

charte d'officiante pour une ceremonie
© Brooke Cagle

Révéler le beau de chaque histoire

Toutes les histoires sont belles à raconter. Il y a du beau dans chaque événement, même dans les plus douloureux ou les plus gênants au premier abord. En préparant la cérémonie, on crée naturellement une intimité assez impressionnante avec les mariés. Une intimité digne d’une amitié bienveillante où je cherche à comprendre leur histoire sans jamais rien juger. C’est pourquoi je n’ai pas de tabou. J’aime qu’on aborde les joies extrêmes, mais aussi les failles car elles participent des personnes qui forment le couple que l’on va célébrer. Ainsi, pour moi, créer des cérémonies sur mesure c’est intégrer, parfois juste entre les lignes, une histoire, un parcours, des familles, des envies, et des angoisses aussi. Tout a sa place dans une cérémonie de mariage, on dose ensuite avec les volontés et les pudeurs.

charte d'officiante de pour une cérémonie
© Alvin Mahmudov

Parfois un conflit familial peut être le prétexte à un discours sur le thème de l’amour et de la tolérance. Parfois l’’évocation de la perte d’un être cher peut appuyer un message invitant à profiter pleinement des moments de joie. Ou pour être plus légère, certains petits secrets comme une rencontre sur Tinder peuvent être dévoilés pour mettre les coups de foudre numériques à l’honneur. On peut faire passer de jolis messages tout en douceur pendant la cérémonie. Il suffit simplement de regarder du côté du beau.

Créer une expérience unique

Ce sont toutes ces petites choses qui vont faire de la cérémonie un événement unique. Unique car à l’image des mariés, bien sûr. Mais aussi unique car elle correspondra à un moment de leur histoire. C’est l’occasion de faire un arrêt sur image pour partager avec leurs proches ce qu’ils sont et ce qui compte pour eux à cette étape de leur vie.

charte d'officiante pour une cérémonie

Alors on part toujours d’une feuille blanche et on déroule ensuite les options, qu’on garde ou qu’on écarte au fur et à mesure. Cela peut, parfois, déstabiliser les personnes que je rencontre pour la première fois. En effet, je n’ai pas de modèle de cérémonie à leur proposer, seulement des directions, des inflexions. Car le modèle, leur modèle, je vais le créer avec eux. Il leur ira parfaitement et n’ira parfaitement qu’à eux. Et le jour de leur mariage, les stars ce seront eux. Seulement eux, pas moi. Je serai seulement une passeuse. Celle qui les mettra en lumière.

charte d'officiante - pour une Cérémonie
© Gul Kurtaran

C’est ainsi que j’essaie de fabriquer une cérémonie en accord parfait avec les mariés. Prenons, par exemple, la question des rituels. Avec certains couples, je sais que le rituel n’aura pas de sens ou de valeur, qu’ils auront l’impression de mimer quelque chose qui ne leur ressemble pas, alors on laisse tomber. D’autres fois, je sens que certains rituels – parfois classiques – symboliseront parfaitement des valeurs chères aux mariés. Il y a toujours de l’universel dans le classique, ne le boudons pas !

Et il arrive aussi qu’au fil des rendez-vous, on construise un rituel unique avec les futurs mariés. Un rituel qui s’intègre complètement dans leur démarche et leur histoire. Réalisé par d’autres, il n’aurait aucun sens mais avec eux il s’impose naturellement.

Construire une cérémonie sur-mesure

Ainsi, je crée des cérémonies sur-mesure, c’est un fait. Je ne suis pas la seule officiante à privilégier ce format. Et pour être honnête, je considère que toutes les cérémonies devraient l’être. Certes, j’ai conscience que le sur-mesure a un coût, et que cela peut être une contrainte réelle. Alors oui, créer une cérémonie de ce type ça coûte de l’argent, et parfois on n’a pas les moyens ou le budget. Je respecte cela. C’est vrai, je bichonne mes clients, c’est la manière dont j’aime travailler, mais je respecte les choix de celles et ceux qui privilégient d’autres budgets.

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Conçu par Freepik

J’aime prendre le temps avec mes mariés, leur expliquer les options et leur raconter leur cérémonie. J’utilise des éléments concrets auxquels ils peuvent se raccrocher dans un premier temps : l’installation dans l’espace, la place de la musique, la façon de créer et verbaliser le symbolique dans la cérémonie. Peu à peu, je les vois s’approprier la cérémonie, leur cérémonie. Celle que nous fabriquons à partir de leur histoire et de leurs envies.

Mon rôle c’est d’être le chef d’orchestre pendant la préparation et le jour J. Je me vois comme une facilitatrice, je m’assure que les choses s’enchaînent avec fluidité. Je souhaite avant tout que les mariés et leurs invités se rappellent du moment dans sa globalité plus que de ma prestation de showgirl. Toujours ce fameux rôle de passeuse !

Charte d'officiante par pour une cérémonie
© Tiko Giorgadze

Une célébration aussi simple en apparence qu’elle a été élaborée en amont

Et oui, derrière mes airs de fille désinvolte et rigolote, je cache un côté très sérieux. Je fais des compte-rendu de rendez-vous, des listes de matériel à ne pas oublier le jour J. Je relance les retardataires pour qu’ils préparent leurs interventions à l’avance, j’écris ma cérémonie de A à Z et je la répète plusieurs fois avant de la célébrer le jour J. Parce que ce moment doit être parfait et en même temps très naturel. Et selon moi, il n’y a que la préparation rigoureuse en amont qui permette d’être pleinement à l’aise et détendu.e le jour J.

Ce sont tous ces éléments, portés par cette intention fondamentale, qui me permettent de donner vie à des cérémonies où l’on se rappelle essentiellement de la magie du moment. Je cherche toujours à créer des cérémonies à l’image de mes mariés évidemment, toutes en fluidité et en sincérité. Et quand en plus on me demande si je suis amie avec les mariés depuis longtemps, je danse intérieurement. Pour moi cette question boucle la boucle et symbolise au mieux le lien qu’on a créé et cette fameuse rencontre à laquelle je tiens tant !

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© Frans Hulet

Alors vous en pensez quoi de ma charte d’officiante ! 😉

Mon premier cours de cérémonie laïque !

Appelez-moi madame la professeure !

Premier cours de cérémonie laïque

Mini nouvelle rapide et maxi joie ! J’ai repris les chemins de l’école hier mais cette fois c’était moi qui jouait le rôle de la prof ! J’ai donné mon premier cours de cérémonie laïque, et plus précisément d’écriture de cérémonie, à 5 apprenties officiantes de l’Internationl Wedding Institute.

J’aime parler de mon travail, ce n’est pas un secret mais j’ai vraiment adoré cette expérience. J’en suis ressortie épuisée (bravo les profs à plein temps !) et enrichie de mille idées. Les échanges avec mes futures consœurs étaient denses, riches et m’ont permis d’avoir des regards nouveaux sur de nombreux sujets et sur certaines de mes évidences qu’elles ont interrogées ou nuancées.

Alors merci les filles ! Bonne chance sur la route des officiantes de cérémonie. Vous allez voir, ce métier est un bonheur ! Et moi j’espère renouveler l’expérience bientôt !

Profitez de votre mariage

Mon conseil n°1 !

 le jour du mariage profitez - pour une ceremonie
© Lanty

Chers futur.e.s marié.e.s, je voudrais partager un secret avec vous : votre journée de mariage ne durera qu’une journée. Allez, peut-être deux parce que vous organiserez un brunch le lendemain. Peut-être trois parce que vous vous serez mariés un autre jour à la mairie. Mais c’est court le jour du mariage !

On met des mois à le préparer et tout arrive à son apogée au cours de quelques heures seulement. Loin de moi l’idée de vous angoissez avec ce mini délai où tout se passe, au contraire. Je veux simplement vous conseiller de profiter de chaque seconde.

Le diable est dans les détails

Pour cela, je vous en implore : oubliez les détails ! Vous aurez déjà tout sublimé depuis des mois, multipliant les DIY, finalisant les centres de tables, cherchant une jolie typo ou calligraphie pour les étiquettes. Vous invitez 50, 120, 200 personnes et vous voulez que chacun et chacune se sente pleinement accueilli.e. C’est tout à votre honneur.

 le jour du mariage profitez - pouruneceremonie
Conçu par Freepik

Mais n’oubliez pas que le meilleur accueil que vous pourrez leur faire le jour du mariage c’est votre sourire, votre joie et quelques mots échangés avec eux. Pas une fourchette redressée au millimètre près à leur table, une musique d’ambiance à 69 décibels précis ni un champagne servi à 7,2° exactement. Pour tous ces détails, laissez faire les professionnels. C’est aussi pour cela que vous les avez embauchés. Ils sont là pour gérer les éventuels accrocs du jour J. En plus ils y sont aguerris et sauront faire en sorte que personne ne les remarque.

De quoi avez-vous envie de vous rappeler ?

Il y a toujours des ratés, des couacs, des imprévus. Le jour du mariage comme dans la vie. Face à cela, c’est une question de choix. Personnellement, dans les situations de stress et de tergiversation j’essaie d’appliquer un principe directeur issu d’une conversation avec le grand sage Alain M. (le papa d’une de mes meilleures amies). Il me posait souvent cette question : « De quoi tu te rappelleras ? ». Et je vous assure, elle guide encore aujourd’hui nombre de mes choix ! Et nombre de mes attitudes au quotidien. Ça marche aussi pour votre mariage. Je préciserais même cette question en vous demandant : « De quoi voulez-vous vous rappeler ? ».

 le jour du mariage profitez - pour-une-ceremonie

Oui, posez-vous la question de ce que vous voulez conserver précieusement dans votre boite à souvenirs. Qu’est-ce qui sera le plus prégnant ? Le micro qui crachotait ou dont la pile a décidé de lâcher pendant le discours de votre maman ? Ou bien les mots d’amour qu’elle avait pris le temps d’écrire et qu’elle vous a confiés à haute voix, de l’émotion plein les yeux ? Le fait qu’elle ait dû s’y reprendre à deux fois importe peu finalement, non ?!

Adieu la perfection, place à l’émotion !

Cette journée vous ne la revivrez pas. Vous aurez des photos, peut-être des vidéos, vous aurez un carnet de cérémonie et un livre d’or, mais ce que vous avez ressenti, la force de cet amour, des ces amours qui vous entourent, vous ne les vivrez que le jour J. Pensez-y et essayez de lâcher prise ce jour-là. Je sais que c’est difficile car c’est un événement énorme et que beaucoup de personnes seront là. Souvent vous organisez tout de A à Z, comme des grand.e.s mais n’oubliez pas que c’est votre mariage. Le vôtre.

 le jour du mariage profitez - pour-une-cérémonie

Pas celui de tante Lucie ou de cette copine qui vous fera toujours une remarque sur la déco. Profitez-en, essayez de vous imprégner de chaque moment. Mettez votre âme d’event planner en mode pause, soufflez, écoutez, regardez tous ces sourires qui vous entourent. Profitez de cette belle journée. Fabriquez-vous des souvenirs, les beaux, ceux que vous chérirez pendant des années.

le jour du mariage profitez ! cérémonie laïque
© Genessa Panainte

Des amis aux mamies

Une cérémonie pour toutes les générations

plaire aux mamies et aux amis - pour une ceremonie

Ça ressemble à un mantra. D’ailleurs, c’en est un, en tout cas pour moi ! Aucune de mes cérémonies ne ressemble à une autre, je tiens à créer des cérémonies sur-mesure qui ressemblent seulement aux mariés. J’ai cependant toujours la même ligne directrice : la cérémonie doit à la fois plaire aux mamies et aux amis.

Du fun et du solennel

Créer une cérémonie laïque c’est l’occasion de célébrer symboliquement le mariage de deux personnes qui s’aiment. Certes. Cela permet également de sortir du cadre et d’intégrer à cette célébration des éléments qu’on n’a pas l’habitude de voir dans une cérémonie de mariage. Que ce soit à travers une chanson, un discours ou un détournement des classiques du mariage. En somme, on peut ajouter du fun et des rires à un moment très solennel dans son essence.

plaire aux mamies et aux amis pour une ceremonie
© Alvin Mahmudov

En créant une cérémonie sur-mesure, on donne également toute leur place aux passions et aux valeurs des mariés. J’ai ainsi eu une cérémonie avec des chants de marins mêlés à des psaumes et des cantiques. Je me souviens d’une autre où la philosophie répondait à Edmond Rostand et aux Beatles, ou encore celle où le frère de la mariée imitait Don Corleone, avant de verser une larme. L’humour et le rire n’empêchent pas l’émotion.

C’est souvent ce mélange des genres dans la cérémonie qui donne envie aux couples et qui plaît aux amis. Mais je n’oublie pas qu’un mariage réunit plusieurs générations, d’où mon envie de plaire aussi aux mamies. Et aux papis, et aux oncles et tantes, et aux parents et j’en oublie sûrement !

Respecter les traditions de chacun

Plaire aux mamies et aux amis, c’est effectivement prendre en compte toutes les personnes invitées au mariage. Chacune est présente avec ses croyances, ses valeurs et potentiellement sa foi. Créer une cérémonie laïque ce n’est pas rejeter les différentes traditions existantes pour créer une nouvelle forme de mariage. Je pense même, au contraire, que c’est une manière d’accueillir toutes les formes de croyances.

plaire aux mamies et aux amis - pour une ceremonie
© Jeremy Wong

Mes premiers mariés de 2016 avaient eu cette formule très juste : « nous voulons que chacun se sente bienvenu peu importe son origine ou sa foi ». Et pour moi, c’est exactement le principe d’une cérémonie laïque. C’est respecter toutes les pensées de ceux qui entourent les mariés, tout en les amenant à faire un pas de côté pour célébrer un mariage unique, à l’image du couple qui s’unit ce jour-là.

Mettre en valeur le choix des mariés

Même si aujourd’hui, il est de plus en plus courant d’assister à un mariage laïque, il y a encore de nombreuses personnes qui n’en ont jamais vu et qui pourraient être déstabilisées par ce format. Parmi elles, il y a les mamies qui auraient préféré l’église, la synagogue ou toute autre célébration religieuse parce que c’est la tradition.

Alors à nous de les convaincre que la cérémonie laïque était la bonne option !

plaire aux mamies et aux amis - pour une cérémonie
© Gul Kurtaran

L’idée n’est pas d’expliquer ou de justifier la cérémonie laïque. Nous ne sommes pas là, avec les mariés, pour rendre des comptes. Néanmoins, il me semble très important de présenter cette forme de célébration comme un choix des mariés. Un choix important qui leur tenait à cœur tout en reconnaissant qu’il peut étonner (ou même parfois détoner) par rapport aux traditions familiales. Pas besoin de longs discours ou de circonvolutions. Il me semble seulement nécessaire de prendre quelques instants pour évoquer l’envie des mariés et le sens qu’ils souhaitent donner à cette célébration. Cela permet de donner quelques clés à l’assemblée pour aborder sereinement la célébration qu’ils consacrent par leur présence.

Et lorsque les mamies viennent me voir pour me remercier après la cérémonie, je suis la plus heureuse du monde ! Et selon vous qu’est-ce qui pourrait plaire aux mamies et aux amis, en tout cas aux vôtres ?

Fonder une famille

Est-ce qu’on crée une famille en se mariant ?

Fonder une famille - Pour une cérémonie
© Micheile Henderson

Personnellement j’ai une définition assez large du terme famille. Il y a les liens du sang que j’honore, mais aussi ceux que j’oublie. Et il y a tous ces simples liens d’amour, ceux qui me font dire « lui ou elle, c’est la famille ». En parlant de famille, on a récemment eu des discussions à ce sujet avec plusieurs de mes couples de la saison. Alors ça m’a donné envie de creuser cette question : ça veut dire quoi fonder une famille ?

Notre famille, celle qu’on va créer ?

Bonjour la pression sociale ! Mais il est vrai que lorsqu’on se marie – et qu’on n’est pas déjà parents – la grande question qui se pose (ou plutôt qu’on vous pose) est celle de la prochaine étape : les enfants !

Fonder une famille - Pour une cérémonie
© Priscilla du Preez

Mais est-ce que fonder une famille c’est nécessairement devenir parents ? Je n’en suis pas certaine ou en tout cas je considère que ce n’est pas la seule réponse qu’on peut apporter. On peut avoir envie d’enfant, ou pas. On peut ne pas pouvoir faire un enfant. Et on peut ne pas encore savoir si on en a envie. Ça peut pourtant faire une famille quand même !

Que cette question vous amuse ou vous excède, soyez sûr.e.s qu’on vous la posera. Et moi la première d’ailleurs. Cela me permet ensuite de savoir quels sujets aborder ou éviter !

Tu es ma famille, la famille à deux

Se marier c’est se constituer comme famille. Aux yeux de ses proches et également très officiellement aux yeux de la loi. C’est faire reconnaître la place de l’autre dans sa vie.

Fonder une famille - Pour une cérémonie
© Natalie Toombs

On ancre ainsi légalement ce que l’on ressent au fond de soi : « tu es ma famille ». C’est d’ailleurs ce que deux de mes mariés m’ont dit au sujet de leur compagne et future épouse, « elle est déjà ma famille ». Pour moi c’est une des meilleures concrétisations des liens du cœur devenus aussi forts que les liens du sang.

Notre famille, celle qu’on crée en se liant l’un à l’autre

Mais une famille, c’est aussi plus large que cela. Certes, la famille avec les enfants, c’est souvent une évidence et parfois une non question. Mais je parle ici de la famille, ou plutôt des familles dans lesquelles on s’ancre. De la grande famille que l’on crée en devenant officiellement une famille à deux.
En effet, quand on se marie, on unit deux êtres qui s’aiment mais on lie aussi les deux familles dont sont issus les amoureux.

Fonder une famille - Pour une cérémonie
© Stella de Smit

Lorsqu’on se marie, nos familles deviennent notre famille. Le couple devient le dénominateur commun. C’est par votre union que vos familles se rapprochent. C’est grâce à vous et à votre amour qu’un nouveau lien se crée entre des êtres qui, sans vous, ne se seraient peut-être jamais croisés. Et rien que ça, ou plutôt tout ça, c’est fonder une belle famille non ?!

 

Alors quand on vous demandera si vous souhaitez fonder une famille, et si par hasard la question des enfants n’est pas d’actualité, souriez, respirez et répondez « oui bien sûr, on fera une famille » !

Mon plaisir coupable

J’aime faire pleurer les papas

faire pleurer les papas
© Neill Kumar

Aujourd’hui, je vous confesse un de mes plaisirs inavouables. Oui j’aime faire pleurer les papas ! Je sais qu’on ne devrait pas se réjouir de faire pleurer les gens mais comme je les fais rire aussi pendant les cérémonies, je me dis que c’est moins grave. Enfin, j’espère que vous serez d’accord avec moi !

Entrelacer entre les émotions

© Pierre Atelier

Une cérémonie laïque ça fait jaillir des sourires et des yeux brillants ; on navigue entre le solennel, le léger et parfois un brin de folie. C’est d’ailleurs cet entremêlement qui crée la magie. Et c’est vrai que parmi ces vagues d’émotions, ma mission est remplie quand je vois les papas pleurer. En tout cas, c’est ce que je me dis !

Oui c’est un peu bizarre. Oui ça fait légèrement psychopathe, mais j’assume ! Mais lorsqu’une larme affleure dans le regard d’un papa je me dis que j’ai su générer une belle émotion. Celle à laquelle on ne peut pas résister. Et la mission est encore mieux accomplie quand le papa en question était annoncé comme coriace !

faire pleurer les papas
© Alexandre Debieve

Je vous rassure, on sourit beaucoup pendant les cérémonies, parfois même on rit aux éclats mais il y a toujours des moments plus forts. Et un papa qui pleure, c’est un roc qui se laisse submerger. En tout cas, c’est comme ça que je voyais le mien. Et je pense que je me projette un peu dans les différents papas que je croise.

Laisser parler ses sentiments

Je dis souvent qu’une cérémonie de mariage c’est l’occasion de se dire des choses qu’on pense tout le temps mais qu’on ne se dit jamais. Et les papas sont très doués à ce jeu-là. La génération de nos papas, c’est encore celle des hommes forts en tout cas au-dehors ; pas forcément très à l’aise pour exprimer leurs sentiments. Et pourtant je les vois se dévoiler pendant mes cérémonies.

faire pleurer les papas
© Robb Leahy

Je les entends prononcer haut et fort leur amour, leur admiration pour leurs enfants. Je les vois se réjouir sincèrement de l’union qui est célébrée. Je les écoute dire merci et bienvenue à celui ou celle qui épouse leur enfant.

Les larmes d’un papa

Et oui, je les vois pleurer ces papas. Lorsqu’ils accompagnent leur fille jusqu’à l’espace de la cérémonie ou quand leurs enfants s’adressent à eux pour un merci ou un « je t’aime ». Mais aussi quand leur petit.e prononce ses vœux ou reçoit son alliance.

© Andrew Itaga

Parfois je me fais la voix de mes mariés pour rendre hommage à leur famille et affirmer devant tous les invités qu’ils ne seraient pas les personnes qu’ils sont sans leurs parents. C’est aussi dans ces moments que je peux apercevoir cette fameuse petite larme qui me fait dire : c’est bon : touché au cœur !

Mes meilleures phrases entendues après une cérémonie

Florilège des mots qui m’ont réjouie !

Préparer et célébrer des cérémonies, c’est mon métier et c’est également une succession de joies ! Et une de mes plus grosses doses d’amour, c’est juste après les cérémonies.

Evidemment mes mariés ne sont pas en reste tout au long de nos échanges et de nos rendez-vous. Mais après la cérémonie, je discute avec des personnes que je n’ai encore jamais croisées. Et ces parfaits inconnus viennent me raconter les sentiments que la cérémonie a fait naître en eux.

C’est un peu étonnant au début et tellement de plaisir en fait ! Petit partage de quelques-uns de ces jolis mots !

Les enthousiastes

jolis mots
© Lesly Juarez

jolis mots

Les émus

Les surpris

jolis mots
Une de mes plus grandes victoires 🙂 © Todd Cravens

 

jolis mots
Une autre très grande victoire ! © Petr Sevcovic

Celles et ceux qui se projettent dans leur futur amoureux

jolis mots
Et à ce moment elle a regardé son pacsé avec une légère insistance !
jolis mots
© Katie Tredway
© Omar Lopez

Ma phrase culte !

ça fait longtemps que tu es amie avec les mariés
© Hannah Busing

Sur ces mots doux, je vous souhaite une très belle journée !

Peut-on définir l’amour ?

Amitié, désir, passion : les bornes de l’amour

définir l'amour
© Brigitte Tohm

C’est lundi, c’est philosophie ! Ces derniers temps, je me disais qu’il me manquait quelque chose dans mes réflexions et mes derniers articles et tout à coup ça a fait tilt ! ça faisait bien trop longtemps que je n’étais pas allée me promener du côté de la philosophie. J’ai donc repris mes lectures et mes conférences. Et aujourd’hui, je m’attarde sur cette conférence de Francis Wolff : Peut-on définir l’amour ?

Oui tout simplement, la question est bien de tenter de décrire précisément ce qu’est l’amour « alors qu’on a souvent tendance à garder une définition vague de l’amour, comme si ça faisait aussi partie du charme du concept. » Allons-y !

De quel amour on parle ?

Écartant d’emblée les autres formes d’amour, Wolff décide de se concentrer sur l’amour amoureux. Celui auquel on pense quand on parle « d’histoire d’amour », de « chanson d’amour », de « déclaration d’amour ».

définir l'amour
© Zoriana Stakhniv

Cet amour-là est un concept difficile à saisir et surtout difficile à classer. Wolff essaie de le cerner en s’appuyant sur des méthodes de définition issues de la tradition philosophique. Peut-on définir l’amour en l’inscrivant dans une catégorie et des sous-catégories ? Peut-on déterminer des conditions nécessaires et suffisantes à l’amour ? Peut-on encore décrire une forme de prototype de l’amour ? A chaque fois, la définition achoppe. A chaque fois un contre-exemple vient remettre en cause la définition comme étant trop laxiste ou au contraire trop resserrée.

Wolff choisit alors une autre forme de définition en établissant la liste des éléments sans lesquels on ne peut parler d’amour.

Les bornes externes de l’amour

Il n’y a pas de « prototype de l’amour », nous dit Francis Wolff mais on peut lui reconnaître trois « tendances caractéristiques » : l’amitié, le désir et la passion. Chacune de ces tendances ne peut faire « amour » seule. Ainsi, on n’est pas amoureux d’un ami, on peut haïr passionnément et on peut désirer quelqu’un sans l’aimer. C’est un fait.

Amitié, désir ou passion ne font pas l’amour, et pourtant à elles trois, elles constituent un cadre de définition, comme des « bornes externes de l’amour ». Schématiquement l’amour pourrait alors être considéré comme un triangle borné en extérieur par l’amitié, le désir et la passion. Toute relation qui s’inscrit entre les bornes de ces trois tendances peut être définie comme amour, qu’importe la tendance principale.

définir l'amour
© Priscilla du Preez

En effet, l’amour n’est pas le résultat d’une recette avec une dose précise d’amitié, de désir ou de passion. Il est des amours plus amicales ou plus passionnelles que d’autres. D’ailleurs Wolff s’amuse à convier des amoureux de la littérature en leur attribuant une place plus ou moins proche de la tendance amicale, désirante ou passionnel sur la « nouvelle carte du tendre » qu’il dessine. Il nous parle alors des amoureux passionnels que sont Roméo et Juliette, de Tristan et Iseult portés par le désir ou de Paul et Virginie où l’amical domine avant le départ de Virginie.

L’amour : une notion hétérogène

définir l'amour
© Francesca Vignudelli

La définition étant posée, Wolff veut aller plus loin et tirer « des leçons métaphysiques ». Si on peut définir l’amour en le décrivant comme « la fusion instable, en proportion variable, d’au moins deux des 3 éléments hétérogènes que sont l’amical, le désirant et le passionnel », on peut certes lui donner un cadre, mais on peut aussi comprendre pourquoi l’amour est toujours teinté de précarité et d’instabilité.

Chacune des trois composantes de l’amour appartient à une catégorie ontologique différente : « l’amitié est une relation, la passion est un état, le désir est une disposition ». C’est cette différence entre les trois composantes qui fait qu’elles ne peuvent pas « jouer collectif ». Ainsi, l’une ou l’autre prend souvent le pas, emportant l’amour vers du plus désirant, du plus amical ou du plus passionnel.

définir l'amour
© David Thomaz

On pourrait alors tirer une conclusion pessimiste de cette impossibilité de stabilité. Mais on peut aussi, au contraire et avec Wolff, choisir de voir dans cette instabilité, dans cette harmonie toujours en suspens, justement ce qui fait la beauté et la grandeur de l’amour !

Qu’en pensez-vous ? Et votre amour à vous ? Où le situez-vous sur la nouvelle carte du tendre de Wolff ?

 

NB : toutes les citations sont tirées de la conférence de Francis Wolff « Peut-on définir l’amour ? » à l’ENS en mai 2016.